Dzaleka (Malawi) : deux réfugiés burundais introuvables

Dzaleka (Malawi) : deux réfugiés burundais introuvables

Il s’agit d’un sexagénaire, connu sous le nom de Désiré Muhire. Appelé au téléphone par son présumé ami, les deux sont désormais introuvables depuis le week-end dernier. Des réfugiés craignent un kidnapping qui a mal tourné. (SOS Médias Burundi)

Samedi dernier, dans la soirée, racontent nos sources sur place au camp de Dzaleka, Désiré Muhire était chez lui dans la zone de « Gatudza » quand il a reçu un coup de téléphone.

« Il connaissait bien apparemment la personne qui l’a appelé car il n’a pas hésité à sortir de sa maison pour aller la rencontrer. Muhire était déjà au lit. Il est sorti et du coup il est parti avec elle », témoignent ses voisins précisant que Muhire n’a montré aucun signe qu’il était en danger.

Le lendemain, des voisins inquiets, sont allés chez «l’ami de Muhire » dans la zone de « Blantyre » pour s’enquérir de la situation.

«Nous n’avons vu ni Muhire, ni son ami. Alors, nous avons saisi la police. Nous sommes sûrs que le jeune homme détient beaucoup d’informations sur le lieu où se trouve Muhire, car ils sont originaires tous de Bujumbura-Mairie et ils aimaient sortir ensemble pour prendre un verre. Peut-être que le jeune homme a été payé pour le convaincre d’aller étancher la soif et par la suite faire du mal à notre bon voisin », estiment des réfugiés burundais.

Le sexagénaire entretenait de bonnes relations avec son entourage.

«Il vivait en harmonie avec tout le monde, il vivait seul et aimait parler surtout le Français. Il vendait de la bière ici. Il serait un ancien cadre de l’OTB (Office du Thé du Burundi) », affirment ceux qui le connaissent bien au camp de Dzaleka au Malawi.

Version policière

La police dit avoir ouvert une enquête dans ce camp où la criminalité est grandissante depuis un certain temps. Elle invite également les réfugiés vivant dans le camp de Dzaleka à « dénoncer tout fait suspect pour contribuer à la sécurisation du camp ». Dzaleka abrite plus de 50.000 personnes dont plus de 11.000 Burundais.

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Photo d’illustration : une pancarte indiquant le camp des réfugiés de Dzaleka

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