Kayanza : deux semaines sans la moindre goutte d’eau potable
Des habitants de la ville de Kayanza (nord du pays) se disent être dans le désarroi suite au manque d’eau potable dans leur localité. Ils expliquent que si rien n’est fait, ils vont attraper des maladies des mains sales. Ils demandent aux instances habilitées de leur fournir rapidement ce produit.L’administration provinciale dit être au courant de cette situation et assure que ce problème sera réglé dans les plus brefs délais. (SOS Médias Burundi)
Selon des sources sur place, ce manque d’eau potable totalise deux semaines au chef-lieu de cette province.
Les habitants font savoir qu’il est difficile d’avoir de l’eau pour faire la cuisson et la lessive.
Ils signalent qu’aujourd’hui ils achètent un bidon de vingt litre à 500 francs burundais chez des particuliers alors qu’ils se trouvent dans une pauvreté extrême.
Ceux qui ne sont pas en mesure d’acheter l’eau potable vont puiser l’eau des rivières qui, selon eux, contient des microbes.
Ils font savoir qu' »ils craignent pour leur santé et demandent aux autorités et à la Regideso* de trouver une solution face à cette situation ».
Même les structures sanitaires déclarent qu' »il est difficile pour le moment de soigner les malades sans eau potable. On ne peut pas travailler sans eau potable pour la santé des patients », fait remarquer le directeur d’un centre de santé.
L’administration ainsi que la Regideso tranquillisent la population et affirment qu’ils sont ‘’à l’œuvre pour alimenter la ville en eau potable ».
Regideso *: entreprise étatique en charge de la distribution de l’eau et de l’électricité
______________________________________
Photo d’illustration : des femmes et filles sur un point d’eau dans une zone où il y a manque d’eau potable dans le nord-ouest du Burundi
You might also like
Covid-19 : situation dans les camps de réfugiés burundais dans la sous-région
Le camp de Mahama au Rwanda est un bon élève alors que celui de Nakivale en Ouganda se retrouve être le mauvais concernant la mise en application des mesures de
Covid-19 : le Burundi prend le virus de plus en plus au sérieux
Depuis ce mercredi, les chauffeurs des véhicules de transport, les conducteurs de taxis moto et vélo, les convoyeurs et rabatteurs doivent porter un masque. La mesure s’applique aux clients à
Rumonge : la ville sous la menace de l’épidémie de choléra suite à une longue pénurie d’eau
Des sources médicales à l’hôpital de Rumonge (sud-ouest du Burundi) indiquent avoir déjà enregistré le cas d’une personne atteinte de choléra. Le patient est originaire du quartier Nkayamba dans la
