Burundi : le secteur pétrolier réorganisé, la Regideso « out »
Avec le réaménagement du secteur pétrolier lancé jeudi dernier, la Regideso, entreprise étatique en charge de la distribution de l’eau et de l’électricité s’est vue retirer sa licence d’importation du carburant à partir du port de Dar-es-Salaam en Tanzanie.La licence d’importation des produits pétroliers vers le Burundi sera alors attribuée à une autre société.La décision a été annoncée par le ministre de l’Énergie et des mines Ibrahim Uwizeye dans une réunion tenue la veille avec les opérateurs du secteur pétrolier au Burundi. (SOS Médias Burundi)
Dans la nouvelle organisation de ce secteur, les véhicules n’ont plus la liberté de s’approvisionner dans n’importe quelle station-service.
Chaque catégorie de véhicules va désormais s’approvisionner dans des stations-service désignées.
Ainsi, les camions- bennes vont s’approvisionner dans sept stations-service réparties dans différents quartiers de la ville commerciale Bujumbura.
Les bus de transport en commun , comme les taxis voitures, ont été affectés aux sept autres stations-service.
Le communiqué du ministre Uwizeye indique que les motos et tricycles vont s’approvisionner dans les points se trouvant dans leurs zones d’action respectives.
Le ministre a expliqué que « l’objectif de cette nouvelle réorganisation du secteur pétrolier a été motivée par le souci de préserver l’ordre dans la gestion des approvisionnements en produits pétroliers ».
Selon le document, les heures de service pour les stations-service ont été fixées de 6h à 22h.
Les autres véhicules qui ne sont pas dans les catégories précitées vont continuer à s’approvisionner comme à l’accoutumée.
La Regideso mise sur la touche
D’après une source au sein du ministère en charge de la gestion des produits pétroliers, « la pénurie récurrente du carburant au Burundi serait liée à un malentendu entre la société Interpetrol et le gouvernement, après le retrait de la licence d’importation des produits pétroliers à cette société pour l’octroyer à la Regideso, sans fournir à celle-ci les capacités techniques et financières pour accomplir cette mission ».
« Nous ne savons pas si la licence sera réattribuée à Interpetrol ou à une autre société », signale notre source.
Certains habitants de la capitale économique où atterrissent les produits pétroliers avant d’être redistribués à d’autres provinces de la petite nation de l’Afrique de l’est qui se sont confiés à SOS Médias Burundi, restent septiques quant à l’efficacité de ces nouvelles mesures. D’autres disent qu’il est encore trop tôt pour juger.
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Récemment, la ministre en charge du commerce Marie Chantal Nijimbere a confirmé devant les députés que « la pénurie du carburant affecte toute l’économie nationale » et regretté que « nous ne pouvons pas importer le carburant dont nous avons besoin car le manque de devises reste notre principal défi ».
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Photo d’illustration : une station-service sans carburant à Cibitoke (nord-ouest)
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