Burundi : des sanctions réclamées contre les procureurs qui emprisonnent injustement des citoyens
Certaines instances judiciaires sont accusées d’emprisonner les gens en violation de la loi et devraient être punies pour ça. C’est la déclaration du président de l’Association Ntabariza, solidarité avec les prisonniers et leurs familles. C’était lors d’une conférence de presse animée ce jeudi faisant référence à la récente annonce du président burundais de libérer des prisonniers qui ne sont pas poursuivis pour des crimes graves afin de désengorger les prisons. Les procureurs sont, selon le numéro un burundais, la cause de tout cela et devraient à leur tour répondre de leurs actes devant la justice. (SOS Médias Burundi)
Le président de Ntabariza indique que détenir des personnes en violation de la loi est une perte.
« Si des gens sont détenus sans respect de la loi, l’État perd des bras et nous perdons aussi, de même que leurs familles », a insisté le président de l’Association Ntabariza devant la presse.
Jean Marie Nshimirimana a fait remarquer qu’il existe des procureurs qui emprisonnent des citoyens en violation de la loi, ce qui d’ailleurs est la principale raison des effectifs élevés dans les prisons.
Pour lui, de tels cas devraient être analysés pour que ces derniers soient à leur tour punis pour avoir amené le gouvernement à dépenser d’énormes sommes d’argent pour la prise en charge des prisonniers dans les maisons de détention.
« L’État a prévu pour cette année un budget de 14 milliards et 800 millions pour ça. Comptez le nombre d’écoles qui pourraient être construites avec ces fonds. Et pensez que même avec ce budget, les prisonniers ne mangent pas comme il faut », regrette Nshimirimana.
Pour lui, les procureurs qui se permettent d’envoyer les gens en prison sans raison devraient à leur tour être arrêtés et jugés pour ne pas avoir songé au bien de l’État qui leur a confié la mission de rendre une justice équitable.
Le président de Ntabariza trouve qu’il est grand temps que les différentes autorités prennent le temps nécessaire pour des enquêtes munitieuses avant toute nomination pour être sûres que les personnes choisies sont à la hauteur.
Construites pour accueillir 4.294 prisonniers seulement, les onze maisons pénitentiaires que compte la petite nation de l’Afrique de l’est hébergeaient plus de 11.000 détenus jusqu’au 30 novembre 2023, selon les chiffres de la direction générale des affaires pénitentiaires et des associations de défense des droits des prisonniers au Burundi.
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Photo d’illustration : des détenus dans une tenue de prisonniers burundais
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