Goma : une journée sans taxis-motos pour protester contre un couvre-feu instauré par les autorités locales

Goma : une journée sans taxis-motos pour protester contre un couvre-feu instauré par les autorités locales

Les activités ont été paralysées ce lundi 29 janvier dans la ville de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu à l’est de la République démocratique du Congo . Les bureaux administratifs, des institutions publiques et privées, les écoles, les magasins, les marchés ont fermé leur porte depuis l’avant midi jusqu’à midi. C’est suite à une manifestation des conducteurs de motos effectuant un transport payant. Les motards s’insurgent contre la décision de la mairie de Goma qui les empêche de travailler au delà de 18h. (SOS Médias Burundi)

Selon un reporter SOS Médias Burundi , les motards ont barricadé les routes dans tous les 18 quartiers que compte la ville de Goma. Les concernés étaient en colère et violents, a-t-on appris.

Sur la route numéro deux, Goma-Sake, des violences ont été observées tout comme à
Ndosho où des jeunes motards ont installé une barrière obligeant leurs camarades motocyclistes qui venaient du territoire de Masisi à ne pas passer.

Ils dénoncent « une mesure injuste qui va nous appauvrir ».

« Nos autorités ont pris cette mesure sans pour autant nous consulter et ça nous fait mal. Nos familles souffrent à cause de cette décision et nous n’allons pas céder. Nous trouvons des clients à partir de 18 heures, mais depuis que cette mesure a été mise en application nous ne trouvons plus d’argent » estime jean Paul Kukuru, un conducteur d’un taxi-moto effectuant un transport rémunéré à Goma.

« Moi et ma famille vivons grâce à cette moto que je conduis chaque jour-matin, midi et soir.
Mais les autorités ont fixé le couvre-feu à une heure de pointe. Cela revient à nous asphyxier, nous et nos familles », affirme Apolus Fikiri, un autre motard.

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Plusieurs habitants regrettent de leur part, une décision « qui nous affecte aussi ». Ils demandent aux autorités municipale et sécuritaire d’augmenter le nombre des membres des forces de l’ordre qui font la patrouille au lieu de  » nous punir ».

Le maire de Goma a expliqué lors de l’annonce de cette mesure, il y a deux semaines, que « cette décision a été prise pour protéger la population durant ces jours où l’insécurité est devenue grandissante dans la ville ».

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Photo : des élèves et écoliers attendent des motos sur un parking de taxis-motos, en vain, le 29 janvier 2024 à Goma

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