Bujumbura : les effets de la pénurie de carburant sur le transport empirent
Cela fait trois semaines que le transport en commun dans la capitale économique Bujumbura est paralysé. À l’origine, les produits pétroliers se font rares surtout le mazout. Sur les arrêts-bus, les passagers attendent désespérément les véhicules tandis que les policiers essaient de mettre de l’ordre dans la gestion de peu de bus qui arrivent. Première conséquence, le prix du ticket de transport a augmenté de même que les prix des produits de première nécessité. (SOS Médias Burundi)
Au parking des bus qui vont vers le nord de la ville, au site de l’ancien marché central de Bujumbura, les passagers font la queue sans savoir si les bus vont arriver.
« Il est 15h, les passagers qui vont vers Kamenge, Cibitoke, Ngagara, Mutakura, Carama font la queue, ils attendent désespérément les bus. Les véhicules arrivent au compte-goute. Les policiers essaient de faire de l’ordre pour éviter le débordement des passagers en colère », raconte un passager.
Sur les files d’attente, les gens, histoire de tuer le temps, échangent sur leur calvaire. » Il est impossible de s’en sortir surtout que les autorités ne prennent pas au sérieux ce problème de carburant », laisse entendre une maman qui peine à cacher son inquiétude.
« C’est normal que les parkings soient sans bus. Ils sont garés devant les stations services. Les chauffeurs ne savent pas s’ils seront servis aujourd’hui ou demain », déplore un autre passager.
Les conséquences ne se sont pas fait attentre.
Le prix du ticket de transport sur la route-RN3-Bujumbura -Rumonge (sud-ouest du pays) par exemple, a grimpé de 3500 francs burundais.
« Nous devons débourser 10 000 francs alors que le prix du ticket de transport officiel est de 6500 francs », précise, très remonté, un commerçant du chef-lieu de la province Rumonge qui se rendait à Bujumbura.
De même, les prix de certains produits alimentaires comme le haricot et le riz ont sensiblement augmenté depuis la pénurie des produits pétroliers.
« Le prix du haricot jaune est passé de 3400 à 4000 francs, soit une augmentation de 600 francs sur le kg. Le haricot communément appelé Kinure a également connu une augmentation allant de 600 à 900 francs burundais par kg. Le riz a également connu une hausse de plus de 400 francs le kg. C’est très inquiétant », s’est plaint un habitant de Kanyosha au sud de la ville commerciale Bujumbura.
Les habitants de la mairie disent être lassés par cette situation dont ils désespèrent de voir l’issue. Les plus résignés préfèrent se contenter de se plaindre, ‘’car on a vu que c’est le dernier souci des autorités’’.
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Photo : un parking sans bus de transport sur le parking principal dans la ville commerciale Bujumbura suite à la pénurie des produits pétroliers récurrente
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