Retard de paiement des agriculteurs : l’ANAGESSA sous le feu des critiques à Kayanza
Les agriculteurs de la commune de Muruta, dans la province de Kayanza, au nord du Burundi, expriment leur frustration face à un délai de paiement prolongé de leurs récoltes vendues à l’Agence nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (ANAGESSA). Ils déplorent l’absence de versement de fonds pendant près de deux mois, malgré la vente de leurs produits à l’ANAGESSA. (SOS Médias Burundi)
Les agriculteurs déclarent avoir reçu uniquement des reçus mentionnant la quantité de maïs vendue et le montant dû, sans aucun paiement effectif. Cette situation les a laissés dans l’attente, sans recours. Ils réclament avec véhémence le respect de leurs droits légitimes.
Selon les témoignages recueillis par SOS Médias Burundi, ces agriculteurs ont cédé leur récolte à l’ANAGESSA il y a plus de deux mois, dans l’espoir de subvenir aux besoins de leurs familles. Ils comptaient sur un paiement immédiat en espèces, une attente qui n’a pas été comblée. Ils expriment leur perplexité face à la gestion de projets sans l’allocation budgétaire adéquate.
Un agriculteur indigné déclare : « Il n’est pas acceptable que l’État lance des projets sans prévoir de budget. Nous avons été trompés. Nous exigeons le versement de notre argent, car notre situation est précaire. »
Une agricultrice témoigne avoir vendu toute sa production dans l’espoir d’obtenir un capital pour se lancer dans le commerce et couvrir les frais de scolarité de ses enfants. Elle exprime son désarroi face au retard de paiement : « Je ne comprends pas pourquoi nous ne sommes toujours pas payés. J’ai vendu ma récolte pour avoir un capital et payer les frais de scolarité de mes enfants, mais maintenant je suis dans une impasse. »
Les agriculteurs s’interrogent sur le non-respect de l’ultimatum émis par le Premier ministre Gervais Ndirakobuca, exigeant un règlement dans un délai de quatre jours pour tous ceux ayant vendu leur production.
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L’objectif déclaré de l’ANAGESSA est d’acheter la production de maïs de la population au prix de 1700 francs par kilogramme, une mesure censée encourager les agriculteurs en leur offrant un bénéfice proportionnel à leurs efforts.
Malgré nos tentatives pour contacter l’ANAGESSA à ce sujet, aucune réponse n’a été obtenue.
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Photo : un point de vente du maïs réservé à l’ANAGESSA au Burundi
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