Burundi: les filles de la minorité Batwa fréquentent de plus en plus les Universités
Les filles Batwa se réjouissent qu’elles sont admises dans des Universités publique et privée au Burundi. Elles indiquent que le ministère en charge de la solidarité, dirigé par leur consœur, les prend en charge. Elles appellent les jeunes Batwa plus particulièrement les filles à avoir du courage et leur emboîter le pas.
INFO SOS Médias Burundi
Aujourd’hui, les filles issues des familles de la minorité Batwa qui fréquentent les Universités affirment que leur situation s’est améliorée un peu.
Elles disent être heureuses du pas déjà franchi. Les institutions nationales essaient de mettre un holà à la discrimination que subissent les Batwa. Ils sont notamment représentés au parlement et au gouvernement.
» Nous ne sommes pas discriminées dans les campus et nous n’avons aucune difficulté quant à l’accès aux services publics auxquels nous avons droit … », raconte Chantal.N , étudiante à l’Université de Ngozi au nord du Burundi. » Nous participons comme tout le monde à toutes les activités -dans les associations, les chorales, les mouvements d’action catholique ».
» Notre communauté était presque oubliée mais aujourd’hui nous avons des représentants dans les institutions de l’État.
On a une ministre, chose que nous saluons.
Aussi , on ne voyait pas là où on pouvait trouver les moyens pour poursuivre les études mais maintenant le ministère de la solidarité nous prend en charge en nous rationnant et l’Université nous octroie les bourses, nous sommes très reconnaissantes et on appelle d’autres jeunes de notre communauté à nous emboîter le pas », renchérit Néïla Mutoniwimana qui aura son diplôme de baccalauréat l’année prochaine. Sur le campus, dit-elle, » Nous sommes 15 Batwa dont 8 filles ».
Dans la capitale politique Gitega, parmi 22 Batwa fréquentant l’Université Polytechnique, 10 sont des filles. Deux d’entre elles viennent de décrocher un diplôme de baccalauréat.
Mutoniwimana aussi affirme que » nos camarades ne nous discriminent pas ».
Toutefois, le mariage des membres de la communauté Batwa avec d’autres ethnies reste » tabou ».
« Quand une fille ou un garçon Mutwa tombe amoureux ( se) d’un garçon Hutu ou Tutsi ou vice-versa, sur ce sujet on a encore des difficultés. On peut s’entendre avec un compagnon de l’autre groupe ethnique et parler de projets d’avenir ensemble mais les familles finissent par s’y opposer », témoigne une étudiante de la minorité Batwa, déçue.
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Des femmes et filles de la minorité Batwa mendiant dans une rue du centre de la capitale économique Bujumbura ( SOS Médias Burundi )
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