Burundi : le français souffre dans les médias, selon une association locale

Burundi : le français souffre dans les médias, selon une association locale

L’Association des Journalistes Francophones déplore l’existence de beaucoup de fautes de français dans les médias. Au cours d’une conférence de presse animée ce 10 décembre dans la ville commerciale Bujumbura, Léon Masengo, représentant légal de l’AFJ-Burundi, Amis du français a indiqué que cet état de fait met en péril la crédibilité de l’information donnée dans cette langue. (SOS Médias Burundi)

Nous voulons aider pour que ce qui se conçoit bien dans la langue de Molière s’énonce/s’écrive clairement et que les mots pour le dire/écrire viennent aisément dans les médias , tel est le slogan de l’AJF-Burundi.

Au cours de cette conférence de presse, le représentant légal de cette association a indiqué que de nos jours, la confiance entre les journalistes et leurs sources ou encore avec le public, est mise à l’épreuve. Ceci comme l’explique Masengo, parce que cette langue de coopération et d’enseignement utilisée à plus de 85% pour communiquer avec les partenaires au développement n’a plus sa saveur.

« Le français souffre dans les médias et bien dans d’autres secteurs. Certains médias ont déjà suspendu les programmes de français parce qu’ils ne trouvent pas des personnes capables de faire des productions en français », a déploré Léon Masengo, longtemps présentateur des journaux et animateur des émissions en français à la radio indépendante Bonesha FM.

Et certains responsables des médias le confirment par ailleurs.

« Les journalistes que nous engageons actuellement ont un faible niveau de français. Et c’est un défi majeur parce que même au moment des recrutements, on se retrouve face à une génération qui fait pitié », révèle un des directeurs d’une radio qui s’est exprimé à ce sujet.

Le public dit qu’il n’est plus intéressé à suivre les émissions radiodiffusées car elles ne captent plus son attention. Contactés à leur tour, les anciens du métier ne cachent pas la honte qu’ils ressentent face à cette situation qui dégénère, selon eux.

L’AJF-Burundi , Amis du français annonce être à la recherche des solutions pour y remédier mais elle a du pain sur la planche.

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Photo : au milieu Léon Masengo, alors directeur de Bonesha FM avec une partie des employés de la radio, le 26 février 2021 à Bujumbura © SOS Médias Burundi

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