Kakuma (Kenya) : les réfugiés ont manifesté pour exiger l’accès à la ration et à l’eau potable
Durant le week-end dernier, plusieurs dizaines de réfugiés ont manifesté jusqu’au bureau du HCR. Ils réclament l’approvisionnement en eau potable alors que le camp vient de passer plus d’un mois sans presque aucune goutte de cette denrée vitale. Les occupants du camp de Kakuma sont également confrontés à un grand manque de ration alimentaire.
INFO SOS Médias Burundi
Il s’agit d’une marche improvisée qui a rassemblé toutes les communautés de ce camp et ceux de son agrandissement de Kalobeyei.
D’après des réfugiés, rien n’était préparé à l’avance, mais une petite bagarre qui s’est produite sur un robinet qui disposait encore de quelques gouttes d’eau a suffit pour enflammer tout le camp.
« On s’est momentanément rassemblé et on a pris la direction du centre urbain où se trouve plusieurs bureaux dont celui du HCR et du président du camp », indique un réfugié burundais qui a participé à la marche qui s’est déclenchée depuis le vendredi 28 février.
Son compatriote apprécie comment des réfugiés se sont rassemblés rapidement pour confectionner des pancartes qui expriment leurs doléances.
« Incroyable! En une fraction de secondes, une dizaine de pancartes étaient toute faites avec des écrits qui réclament de l’eau potable ainsi que l’augmentation de la ration mensuelle sans oublier le problème de la criminalité qui refait surface», dit un autre réfugié burundais qui est installé à Kakuma depuis plusieurs années.

Un rassemblement de réfugiés de plusieurs nationalités pour exiger l’accès à la ration et à l’eau potable dans le camp de Kakuma dans le nord-ouest du Kenya ( SOS Médias Burundi)
Trois leaders qui devraient livrer le message ont été aussi choisis parmi les chefs communautaires.
« Ils ont exigé au HCR d’assurer pleinement notre protection en nous fournissant tout ce que la loi nous autorise à savoir le bien être, la sécurité, la nourriture, l’eau potable, la liberté, l’épanouissement socio-économique,… », ajoutent des réfugiés qui ont pris part à la manifestation.
Mais, ils ont insisté sur le manque d’eau potable qui vient de durer plus d’un mois.
« Qu’ils nous rapatrient s’ils ne sont plus capables de nous prendre en charge », ont scandé les manifestants.
Le HCR a semblé calmer la situation et a promis que ces doléances vont trouver solution incessamment.
Le responsable du HCR a expliqué que le manque d’eau est dû à la réhabilitation des tuyaux de distribution d’eau dans le camp. Il a souligné que ces travaux sont presque finis.
Même si la situation est redevenue calme, les réfugiés craignent qu’elle ne va pas évoluer dans leur intérêt.
« Nous sommes habitués à leur manière de calmer notre colère avec des promesses non tenues », murmurent-ils, ajoutant que de telles actions pacifiques pourraient être envisagées de nouveau.
Le camp de Kakuma héberge plus de 200.000 réfugiés dont plus de 25.000 Burundais.
——-
Des réfugiés manifestent pour exiger l’accès à la ration et à l’eau potable à Kakuma, le 28 février 2025 ( SOS Médias Burundi)
You might also like
Buhumuza : la crise de carburant bloque les partenaires du HCR et paralyse les services dans les camps de réfugiés
SOS Médias Burundi Ruyigi, 27 novembre 2025 — Depuis le mardi 25 novembre, les partenaires du HCR basés à Ruyigi ne se sont plus rendus dans les camps de réfugiés
Kakuma (Kenya) : plus de 200 demandeurs d’asile burundais accueillis
Plus de 200 Burundais ont été accueillis dans deux centres de transit du camp de réfugiés de Kakuma au nord-ouest du Kenya ces derniers jours. C’est au moment où plus
Dzaleka (Malawi) : cinq réfugiés burundais interpellés pour consommation de drogue
La police a arrête cinq jeunes burundais dans le camp des réfugiés de Dzaleka au Malawi. Ils sont depuis cinq jours dans les mains de la police. Selon une source
