Bancs scolaires : révocation ou prison pour les fraudeurs, le gouvernement durcit le ton

Bancs scolaires : révocation ou prison pour les fraudeurs, le gouvernement durcit le ton

SOS Médias Burundi

Burunga, 20 janvier 2026 – Lors d’une réunion tenue ce lundi au chef-lieu de la province de Burunga, au sud du Burundi, réunissant les responsables des services communaux et provinciaux, le gouvernement du Burundi a annoncé un durcissement des contrôles dans le processus de fabrication des bancs scolaires. Les responsables administratifs et scolaires présents n’ont toutefois pas eu l’occasion de s’exprimer.

Chaque commune a reçu une enveloppe de 100 millions de francs burundais, avec l’obligation que les bancs soient fabriqués localement. Face aux dérives constatées par le passé, les autorités préviennent qu’aucune irrégularité ne sera tolérée.

Le ministre de l’Éducation nationale, François Havyarimana, a exprimé de sérieuses inquiétudes quant à la qualité des bancs à produire. Il a rappelé que lors des années scolaires précédentes, plusieurs communes ont enregistré des irrégularités, notamment la fabrication de bancs non conformes aux normes, des retards dans leur distribution et une gestion douteuse des fonds publics.

« Aucun banc ne sera réceptionné s’il ne respecte pas strictement les normes en vigueur », a averti le ministre, appelant les responsables communaux et les services techniques à une vigilance accrue. Il a insisté sur le fait que toute négligence ou complicité entraînera des conséquences directes pour les auteurs.

Une enseignante dans une salle de classe bondée en province de Cibitoke.
Une enseignante dans une salle de classe bondée à Cibitoke, au nord-ouest, illustrant la crise éducative qui touche le Burundi. © SOS Médias Burundi

La Primature a renforcé ce message. Le Premier ministre Nestor Ntahontuye a averti que toute personne reconnue coupable de détournement ou de mauvaise gestion des fonds destinés aux bancs scolaires s’exposera à des sanctions sévères. « Pour les plus chanceux, ce sera la révocation ; pour les moins chanceux, ce sera la prison », a-t-il déclaré.

L’objectif affiché est clair : mettre fin aux pratiques frauduleuses et garantir aux élèves burundais des bancs de qualité, livrés dans les délais. Le message du gouvernement est limpide : l’argent public doit servir l’école, pas des intérêts personnels.

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Photo : François Havyarimana, ministre burundais de l’Éducation nationale. Photo d’illustration prise lors de sa prestation de serment le 6 août 2025 à l’Assemblée nationale. Le 19 janvier 2026, il a mis en garde contre les irrégularités dans le secteur éducatif. © SOS Médias Burundi

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