Burundi : grève illimitée au Centre Neuropsychiatrique de Kamenge, le personnel dénonce des violations des conventions
SOS Médias Burundi
Bujumbura, 23 avril 2026 — Le personnel du Centre Neuropsychiatrique de Kamenge (CNPK), regroupé au sein du SYNAPA (Syndicat national du personnel paramédical et aide-soignant) et du SNTS (Syndicat national des travailleurs de la santé), a décidé de prolonger le mouvement de grève entamé la semaine dernière. L’arrêt de travail est désormais illimité. Les employés dénoncent la violation des conventions signées avec le ministère de la Santé, notamment en ce qui concerne l’imposition de certaines indemnités, dont celle du logement.
Selon Adolphe Niyongere, représentant du personnel, la direction du centre n’a apporté aucune réponse claire aux revendications. Il indique que les salaires des employés contractuels ont fortement chuté depuis octobre 2025. Malgré les démarches entreprises auprès des autorités, aucune réaction concrète n’a été enregistrée.
Le représentant syndical souligne également que les mesures d’application de la loi invoquée ne sont pas encore mises en place. Dans ce contexte, il estime que les dispositions antérieures devraient rester en vigueur. Il critique la direction pour avoir appliqué une loi dont les modalités d’exécution ne sont pas encore disponibles.
De son côté, Marcus Ciza, directeur du CNPK, affirme que le dossier est actuellement entre les mains du ministère de la Santé. Il précise que la direction n’a pas supprimé les indemnités, mais applique une loi fiscale qui les impose. Il conditionne toutefois la reprise des discussions au retour du personnel au travail.
Le directeur appelle les employés à privilégier le dialogue social tout en assurant la continuité des services, estimant que la grève ne constitue pas une solution constructive. Il évoque également la possibilité de mesures pour exiger le retour au travail.
Cette situation met en lumière des tensions croissantes au sein de ce centre de référence en santé mentale au Burundi et soulève des inquiétudes quant au respect des droits des travailleurs dans le secteur de la santé.
L’arrêt prolongé des activités pourrait entraîner une interruption des services essentiels, mettant en danger la prise en charge des patients. Une issue négociée apparaît donc urgente pour éviter une aggravation de la situation.
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Photo : L’entrée principale du Centre Neuropsychiatrique de Kamenge dans la capitale économique Bujumbura. Le personnel de l’établissement observe un mouvement de grève illimitée pour dénoncer des violations des conventions et des baisses de salaires. © DR / SOS Médias Burundi
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