Burundi : la flambée du prix du haricot inquiète les ménages à Bujumbura
SOS Médias Burundi
Bujumbura, 7 mai 2026 – La hausse rapide du prix du haricot préoccupe de plus en plus les habitants de Bujumbura, la capitale économique du Burundi où sont concentrées les agences des Nations unies ainsi que l’administration centrale du pays. En l’espace d’une semaine seulement, le prix du kilogramme a fortement augmenté, avec une hausse estimée entre 1 500 et 2 000 francs burundais selon les marchés.
Aujourd’hui, certains types de haricots sont devenus presque inaccessibles pour de nombreux ménages. Le haricot de type Kinure se vend jusqu’à 6 500 francs burundais le kilogramme. Un autre type connu sous le nom de Pakira Fuso coûte environ 6 000 francs dans plusieurs boutiques de la capitale économique.
Dans certains marchés de Bujumbura, notamment au marché dit « chez Sion », dans le nord de la ville, les commerçants affirment faire face à une situation inhabituelle. Certains ont même suspendu la vente de certaines variétés de haricot en raison des prix trop élevés.
« Nous n’avons jamais vu une telle flambée, même en période de pénurie », explique un vendeur rencontré sur place.
Cette hausse s’inscrit dans une situation de hausse généralisée des prix de toutes les denrées alimentaires, aggravée par la crise du carburant qui dure depuis plus de cinq ans dans la petite nation de l’Afrique de l’Est.
Le haricot constitue pourtant un aliment de base pour une grande partie de la population burundaise. Sa rareté et son coût élevé affectent directement le quotidien des familles. Plusieurs habitants interrogés indiquent qu’ils ont déjà commencé à réduire leur consommation ou à chercher des alternatives moins coûteuses.
« Si les prix continuent à augmenter, beaucoup de ménages risquent de ne plus pouvoir se nourrir correctement », alerte un père de famille vivant dans la zone nord de la ville.

Cette situation intervient alors que la prochaine récolte de haricots est attendue au mois de juin. Beaucoup espèrent que cette période apportera une baisse des prix et un retour progressif à la normale. En attendant, l’inquiétude grandit face à une possible aggravation de la situation alimentaire dans la capitale économique du Burundi.
Les observateurs appellent les autorités à suivre de près l’évolution des prix des denrées alimentaires et à prendre des mesures pour protéger les consommateurs, en particulier les ménages les plus vulnérables.
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Photo : une allée dans un marché de Bujumbura, la capitale économique du Burundi où le prix du haricot connaît une hausse continue, affectant les activités commerciales et le quotidien des ménages.©SOS Médias Burundi
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