Presse – RSF et CPJ appellent à la libération des 4 journalistes d’Iwacu
Les deux organisations espèrent des magistrats de la cour d’appel de Ntahangwa (Bujumbura) une « décision positive « . Décision qui devrait être rendue ce vendredi. (SOS Médias Burundi)
Fin janvier dernier, le tribunal de Bubanza (Ouest-Burundi) avait condamné nos confrères à deux ans et demi de prison. Ils avaient été poursuivis pour « complicité d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État ». Finalement, il seront jugés « pour tentative d’atteinte à sécurité intérieure de l’État ».
Pour Arnaud Froger, responsable Afrique de RSF (Reporters Sans Frontières), il n’y a pas de raison d’être inquiets sur le fond du dossier.
Ce dossier est vide. Les procès en première instance comme en appel ont clairement démontré l’absence totale de complicité ou même de tentative de complicité. Les 4 journalistes d’Iwacu étaient partis enquêter sur une attaque d’un groupe rebelle. Tout ce qu’il y a de plus normal pour des reporters.
A. Froger (RSF)
Même son de cloche chez Muthoki Mumo, la représentante de CPJ (Committee to Protect Journalists) en Afrique Subsaharienne.
Depuis le début, on le dit. Ces journalistes n’auraient jamais dû être arrêtés. Ils n’ont fait que leur métier. Il s’agit d’un cas de représailles contre la profession qui est malmenée au Burundi.
M. Mumo (CPJ)
Selon M. Froger, une libération des reporters serait perçue comme « un signal très positif » pour la presse burundaise. « Ce serait une respiration pour les médias burundais vraiment à bout de souffle », estime-t-il.
Reporters Sans Frontières est convaincu que le développement du Burundi est conditionné par le respect de la liberté de la presse. « Une page peut se tourner au Burundi. Encore faut-il que les médias et les journalistes soient libres de travailler », assure le représentant de l’ONG.
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