Kirundo : des barrières d’Imbonerakure inquiètent la population
Il y a de cela 2 mois à Bigombo (commune de Gitobe, province de Kirundo), des Imbonerakure ont érigé des barrières à l’entrée de la zone de Shore pour contrôler les allées et venues et rançonner. Les personnes visées sont des membres de l’opposition. (SOS Médias Burundi)
Les Imbonerakure en tenue paramilitaire agissent bien souvent à la vue des policiers. Les sommes soutirées sont comprises entre 1 000 et 5 000 FBU.
« Quand on est membre du CNL, on doit donner des explications, nos mouvements sont contrôlés. Nos cartes d’identité le sont aussi voire saisies. C’est alors qu’on appelle un membre du CNDD-FDD pour passer, comme pour un parrainage. Ou sinon, on paye », explique Sylvère, un habitant de Shore.
« Étrangers dans notre propre pays »
Ainsi, les habitants de Shore ont jusqu’à 18 heures pour rentrer chez eux, « sécurité oblige » leur ont signifié les Imbonerakure.
« En plus du versement pour passer, ils exigent 500 FBU par mois pour leur nourriture. C’est une situation intenable. Nous nous sentons étrangers dans notre propre pays. Nous n’en pouvons plus », s’indigne Pierre, un infirmier qui est
membre par ailleurs du CNL.
Interrogé à propos de ce racket organisé, l’administrateur de la commune de Gitobe n’a pas souhaité réagir.
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Image d’illustration : en mai dernier, des Imbonerkure armés de gourdins ont érigé une barrière sur la colline de Nyarumanga dans la commune Matongo de la province Kayanza (Nord du Burundi) pour empêcher les militants du CNL de faire campagne électorale.
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