Buhiga : un responsable collinaire en détention
Alexis Bizimana, chef de la colline de Kanyange dans la zone et commune de Buhiga (province de Karusi, Centre-est du Burundi) est détenu dans le cachot du commissariat provincial depuis jeudi 28 janvier. Il est poursuivi pour « racket et escroquerie ». Un autre élu local et un responsable des jeunes du parti CNDD-FDD sont recherchés par la police dans la même affaire. (SOS Médias Burundi)
M. Bizimana a été arrêté jeudi par des policiers. Il a été conduit dans le cachot du commissariat provincial de la police à Karusi.
Il est poursuivi entre autres pour « collecte illégale d’argent, racket et escroquerie ». « Il a menti à des habitants qu’il a été mandaté par l’autorité communale pour collecter de l’argent chez des ménages dont les maisons sont couvertes de paille pour qu’ils puissent bénéficier d’une assistance en tôles », témoigne un habitant de Kanyange.
L’information est confirmée par le chef de zone de Buhiga. Jusqu’à présent, les habitants et les autorités ignorent le montant collecté.
Selon l’administrateur de Buhiga, l’élu collinaire s’est arrogé le droit d’exiger des contributions, ce qui revient à l’escroquerie et au racket. « Son travail devrait se limiter à recenser des ménages dont les maisons sont couvertes de paille, rien que ça. C’est ce qui se fait sur d’autres collines aussi. Personne ne lui a donné l’autorisation de collecter de l’argent parmi la population », précise Therence Baacebaseme.
Deux autres individus, un élu local à Kanyange et le responsable des jeunes du parti au pouvoir (Imbonerakure) sur la colline sont recherchés par la police. Ils sont poursuivis pour le même fait, affirme l’autorité communale.
____________
Photo : au chef-lieu de la province Karusi
You might also like
Ngozi : le parquet a requis une lourde peine contre des opposants
Vingt ans d’emprisonnement, une amende de 100 mille francs chacun et la vente de tous leurs biens pour dédommager les « victimes » qui réclament 105 millions de francs burundais, telle est
Makamba : des femmes en détention avec leurs enfants dans des conditions carcérales difficiles
Selon des sources au parquet de Makamba, les conditions carcérales des femmes détenues au cachot de ce parquet sont déplorables. Des inspections tardives, des pots-de-vin et la lenteur dans le
Rutana : de lourdes peines pour les militaires qui ont refusé d’aller combattre aux côtés des FARDC
Des peines allant de 22 à 30 ans de prison ferme et des amendes de 500 dollars américains ont été prononcées contre 272 militaires qui ont refusé d’aller combattre aux
