21ème Sommet de l’EAC : le président Évariste Ndayishimiye rassure les réfugiés burundais
Les chefs d’État des pays membres de la communauté Est Africaine ont tenu une réunion par vidéoconférence ce samedi. Plusieurs points à l’ordre du jour ont été débattus. Le président burundais a quant à lui saisi l’occasion pour demander à ses paires de l’aider dans le programme de rapatriement des réfugiés. Il a rassuré que le pays est paisible. (SOS Médias Burundi)
Le 21 ème sommet de l’EAC s’est tenu par vidéoconférence à cause de la pandémie du Covid-19 qui n’a pas permis le déplacement des chefs d’État de ce bloc économique.
Tour à tour, les présidents se sont salués dans un bref discours.
Le Burundais lui, a saisi l’occasion pour glisser un mot sur la question des réfugiés. “Je ne peux que me réjouir car ce sommet se tient alors que des Burundais rentrent en grand nombre. Ils avaient trouvé refuge dans ces mêmes pays de notre communauté. Je remercie aussi les chefs d’État qui nous soutiennent dans ce programme de rapatriement et qui convainquent nos compatriotes que notre pays a déjà retrouvé la paix”, s’est-il exprimé en anglais, sourire aux lèvres.
Toutefois, il a exhorté “les présidents qui ne soutiennent pas le rapatriement des réfugiés” à se ressaisir et aider “les Burundais qui veulent rentrer dans leur pays”.
Au cours de ce sommet, le président kenyan a été désigné pour diriger la présidence tournante d’un an de la communauté. Il succède à son homologue rwandais Paul Kagame qui était à la tête de l’EAC depuis février 2019.
De sa part, le Burundi a eu la place d’un juge. Nestor Kayobera a été désigné comme juge de la chambre d’appel de la Cour de Justice de l’EAC. Il était jusque là avocat du Burundi depuis cinq ans dans les affaires portées devant cette Cour.
Le secrétaire général de ce bloc, le Burundais, Libérat Mfumukeko a été aussi remplacé car son mandat de cinq ans arrive à terme. Dr.Peter Mutuku Mathuki d’origine kényane va lui succéder.
M. Mfumukeko est accusé par plusieurs officiels et députés de l’EAC, de mauvaise gouvernance et de détournement de plus de 10 millions de dollarsaméricains, de malversations économiques et d’usage de fonds pour des fins personnelles.
Ce dernier a, devant les chefs d’État, réfuté toutes les allégations. “J’ai plutôt été victime d’un mauvais entourage. Je travaille avec des gens qui n’ont fait que me tendre des pièges au lieu d’œuvrer pour une bonne cause. Pourtant, j’ai pu recouvrer plusieurs millions de dollars qui étaient perdus dans des déplacements et réunions inutiles”, s’est-il défendu.
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Photo : les chefs d’État des pays membres de la communauté Est Africaine en réunion par vidéoconférence
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