Rwanda-Burundi : Quatre burundais accusés d’atteinte à la sécurité du Rwanda demandent asile
Les 21 et 22 Octobre, la Cour militaire du Rwanda, siégeant à Kigali a continué l’audition dans l’affaire de 25 personnes dont 4 Burundais poursuivis pour rébellion contre le Rwanda. Les ressortissants burundais ont plaidé coupable et demandent plutôt asile.(SOS Médias Burundi)
Au cours de l’audience, ils ont été interrogés sur leur rôle dans la formation et la participation dans leur groupe armé rebelle ainsi que leur alliance avec d’autres pays qui veulent renverser les institutions en place au Rwanda.
Selon le Journal en ligne IGIHE.com, tous les présumés rebelles ont encore une fois plaidé coupables et ont demandé pardon. Ils ont expliqué comment et par quels moyens ils ont intégré le groupe rebelle dénommé “P5”.
“Presque tous les présumés rebelles ont tour à tour indiqué qu’ils sont passés par le Burundi pour intégrer le groupe armé basé en RDC, aidés par deux officiers supérieurs burundais Colonel Ignace Sibomana chargé des renseignements militaires et Major Bertin chargé des renseignements extérieurs. D’autres noms de militaires qui ont facilité la traversée vers la RDC ont été cités”, lit-on.

Quatre burundais sont poursuivis dans cette affaire. Il s’agit de Ndirahira Jean de Dieu, Nsengiyumva Janvier, Minani Jean et Nsabimana Jean Marie Vianney.
Ils ont tous plaidé coupables et ont demandé qu’ils soient libérés provisoirement afin de comparaître étant libres lors de prochaines audiences.
Ces burundais ont aussi exprimé leur souhait de demande d’asile. “Nous ne voulons pas retourner chez nous au Burundi une fois libérés car notre sécurité ne sera pas garantie. Ceux qui nous ont enrôlés pour rejoindre ce mouvement rebelle pourront sans doute nous tuer”, ont-ils indiqué.
Selon leur plaidoirie, le recrutement se faisait à Bujumbura (capitale économique du Burundi) et les recrus étaient acheminés vers la RDC.
Leur avocat, Maître Mujawamariya Dative, a expliqué au siège de la cour militaire que ses clients ne devraient pas être poursuivis pour formation d’un groupe armé non reconnu du fait qu’ils ont été contraints d’y adhérer.

Maïtre Mujawamariya Dative a soutenu leur demande d’asile, une fois libérés.
Le ministère public a requis pour les 25 personnes, une détention de 30 jours pour qu’elles soient disponibles quand la justice aura besoin d’elles pour compléter les dossiers.
Le groupe accusé d’activités rebelles, est dirigé par un ancien officier de l’armée rwandaise, major Habib Mudathiru.
Les 25 membres de ce groupe ont été arrêtés en RDC dans la plaine de la Rusizi au cours des trois derniers mois.
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