Kirundo : des danseurs traditionnels assaillis par la pauvreté
Malgré leurs apparitions dans les festivités nationales, les danseurs traditionnels disent vivre dans la misère. Ils demandent notamment l’augmentation de leur prime. (SOS Médias Burundi)
Les danseurs Intore sont connus au même titre que les tambourinaires et participent dans les événements nationaux à leur côté. Ils sont incontournables pour agrémenter les fêtes. Aujourd’hui, ils s’estiment être délaissés à eux-mêmes. «Nous sommes presque oubliés, délaissés », regrette un danseur traditionnel (Intore) de la province de Kirundo (nord du Burundi).
Salaire maigre
«On nous paie une modique somme de 15 à 25 mille francs burundais chaque fois que nous sommes appelés à danser. Ce n’est pas grand chose et il m’est difficile de nourrir ma famille avec cet argent », ajoute le danseur. Il dénonce que certains accompagnateurs, dont le conseiller socioculturel du gouverneur s’en mettent plein les poches au détriment des danseurs qui tirent le diable par la queue.

Il demande une petite prime pouvant les soutenir. Il lance également un appel à l’aide adressé au chef de l’État pour tout au moins financer la scolarisation des enfants des danseurs Intore. « Nous avons besoin de nouveaux équipements aussi pour rendre nos prestations de plus en plus agréables », conclut-il.
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Photo : des danseurs Intore dans un stade à Kirundo
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