Makamba : la police rançonne les chauffeurs du transport rémunéré
Les chauffeurs de motos et véhicules de transport en commun sur différents axes dans la province de Makamba( sud du Burundi) se lamentent. Des policiers leur exigent de verser des sommes allant de deux mille à dix francs burundais par jour. Les chauffeurs et conducteurs de taxis motos qui s’y opposent sont brutalisés et soumis à de lourdes amendes. (SOS Médias Burundi)
Un taxi motard paie une somme de 2000 francs burundais par jour. Des conducteurs de bus et de voitures quant à eux payent entre cinq et 10 mille francs burundais par jour. Une condition de circuler sans être inquiété, même en cas d’irrégularité.
Les concernés disent qu’ils travaillent à perte. « Nous devons verser quotidiennement des taxes destinées à l’État. En plus de ces pots de vin qui nous sont imposés, nous ne gagnons presque rien », se désolent des motards.
Irresponsabilité
Une moto peut transporter jusqu’à quatre passagers après avoir payé la somme exigée par la police locale, regrettent des habitants qui craignent des accidents.
Des passagers dénoncent une habitude qui crée des mauvaises conditions de voyage. Ils demandent aux autorités hiérarchique de prendre la situation en mains.
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Photo : des policiers procèdent à un contrôle routier sur une rue de Makamba
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