Muyinga : le président Neva est ferme sur la décision de limiter la circulation des vélos, motos et tricycles à Bujumbura
Le président de la République s’est exprimé sur la décision d’éloigner toute circulation des bicyclettes, motos et Tuk-Tuk dans la capitale économique Bujumbura. C’était dans une séance de moralisation tenue ce vendredi au chef-lieu de la province de Muyinga (nord-est du Burundi). Il est catégorique : »je ne peux en aucun cas tolérer la mort d’une trentaine de personnes par semaine suite aux accidents causés par des vélos, motos et tricycles », a-t-il insisté. (SOS Médias Burundi)
Pour le président Ndayishimiye, la ville de Bujumbura se doit d’être attrayante pour les investisseurs et les touristes.
« Si vous voulez un pays propre qui attire les visiteurs étrangers, appliquez la loi et surtout évitez le désordre », a souligné le président burundais. Et de poursuivre : « des entrepreneurs étrangers sont prêts à amener leurs capitaux mais à condition que le pays soit tranquille et surtout la capitale. Raison pour laquelle nous sommes fermes sur la décision ».
Une mesure qui semble donc avoir été prise par le président burundais lui-même puisqu’il l’a justifiée et a apporté son grain de sel malgré un tollé de protestation qui a accompagné cette mesure.
Selon le chef de l’Etat, chaque province doit également disponibiliser 60 km carrés pour y bâtir une ville ou ce qu’il appelle Smart City. Il voit bien aussi la construction des routes remplissant les normes.
« Il faut qu’une personne résidant à Muyinga puisse se rendre chaque jour au travail en province de Gitega (1h 36 minutes) ou de Gitega à Rutana (1h 16 minutes). Maintenant chaque province doit avoir une ville et les maisons mal construites seront réhabilitées », a-t-il martelé.
La mesure de limitation des zones interdites aux motos, vélos et tricycles ou Tuk-Tuk dans la ville commerciale Bujumbura avait été prise le 23 février dernier. Elle devrait entrer en vigueur ce vendredi. Mais le ministre en charge des affaires intérieures et de la sécurité publique qui l’a prise a donné un délai de grâce de dix jours aux concernés. Les associations des conducteurs de taxi motos, vélos et tricycles dénoncent une mesure « unilatérale » et « arbitraire » qui va affecter directement au moins la vie de 17 mille personnes sans compter leurs familles.
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Photo : des conducteurs de taxi motos, vélos et tricycles sollicités pour soutenir une manifestation organisée par les autorités burundaises dans la ville commerciale Bujumbura, janvier 2017
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