Bubanza : un Imbonerakure condamné pour meurtre de sa femme
Le tribunal de grande instance de Bubanza a condamné à 20 ans de prison ferme Jean de Dieu Niyonsaba. Ce militant de la ligue des jeunes du CNDD-FDD Imbonerakure a été reconnu coupable du meurtre de son épouse. Il devra aussi verser un montant de 10 millions de francs burundais à la belle famille. (SOS Médias Burundi)
Le procès s’est déroulé au tribunal de Bubanza (ouest du Burundi) ce jeudi. Le substitut du procureur de la République à Bubanza a requis contre le concerné un emprisonnement à vie et le versement de 30 millions d’indemnité et la saisie de tous ses biens.
Le jeune homme (26 ans) a avoué l’acte. Toutefois, il nie avoir agi par préméditation.
Le bourreau avait eu un enfant avec la victime. Ses frais scolaires seront à la charge des parents de la victime, la moitié provenant de la vente des biens du condamné.
L’assistance déplore « une peine légère pour dissuader les criminels ». Une des sœurs de l’assassin, soupçonnée de complicité a été acquittée.
Jean de Dieu Niyonsaba a tué son épouse dans la nuit de dimanche dernier dans la localité de Buramata, en zone et commune de Gihanga (province de Bubanza).
Agnès Nahishakiye connu sous le sobriquet de Shakiye a été égorgée par son mari qui, s’est remis à la police pour échapper à un lynchage.
__________
Photo : locaux du tribunal de Bubanza
You might also like
Affaire-Sahabo : l’avocate Sandra Ndayizeye et le petit frère du docteur Christophe Sahabo rejoignent Sahabo en prison
Les deux ont été transférés à la prison centrale de Bujumbura dite Mpimba dans la soirée de ce mercredi. Ils venaient de passer plus de 8h d’audition au parquet de
Gitega : libération de deux présumés homosexuels et confirmation de détention de dix sept autres
La chambre de conseil du tribunal de grande instance de Gitega (capitale politique) a statué sur la libération de deux personnes, soupçonnées d’homosexualité ce lundi. Elle a conclu sur la
Rumonge : le président du tribunal de grande instance échappe à la prison
Soupçonné de détournement de pagnes saisis et d’atteinte au bon fonctionnement de l’économie nationale, le président du tribunal de grande instance n’a pas été emprisonné, malgré la déclaration du porte-parole
