Ngozi : les responsables du CNL réclament la révision du procès des militants incarcérés

Ngozi : les responsables du CNL réclament la révision du procès des militants incarcérés

Les représentants du parti de l’opposition CNL en province de Ngozi (nord du Burundi) exigent que justice soit faite et la révision du procès contre des militants de leur parti de la colline de Ruyumpu en commune de Kiremba. Le 6 mai, le tribunal de Ngozi a condamné à vingt ans de prison ferme sept opposants poursuivis dans un dossier d’affrontement entre les militants du CNDD-FDD et du CNL survenu en avril dernier. (SOS Médias Burundi)

Depuis les affrontements qui ont eu lieu entre les militants du CNDD-FDD et ceux du CNL, les deux camps se regardent en chiens de faïence à Kiremba, la commune natale du leader CNL Agathon Rwasa.

Malgré la libération de quatre femmes qui avaient été incarcérées à la place de leurs maris en cavale sur ordre de l’administrateur de Kiremba Pascal Sebigo, la situation reste toujours tendue.

Les femmes Séraphine Sibomana, Denise Girukwishaka, Vénantie Minani et Marie Niyonsaba avaient été interpellées le 9 mai. L’ administrateur de Kiremba les accusait de propager de fausses allégations accusant des Imbonerakure (membres de la ligue des jeunes du parti CNDD-FDD) de les avoir attaquées.

Ces dernières ont passé une semaine au cachot de la commume et ont été libérées sur ordre du gouverneur de province, selon des témoins.

« Elles étaient présentes dans la réunion de sécurité tenue à Ruyumpu par le gouverneur de Ngozi. Mais leurs maris restent toujours en cachette », a indiqué un responsable du CNL.

« Nous réclamons la sécurité, la libération et la justice envers des membres du parti CNL détenus injustement. Nous demandons ensuite la non-poursuite de neuf autres compagnons dont deux enseignants qui vivent jusqu’ici en clandestinité », ajoute le responsable provincial du parti CNL.

Signalons que ces quatre femmes disent avoir été malmenées dans la nuit du 8 mai par des Imbonerakure qui cherchaient leurs maris.

En plus d’une peine de vignt ans d’emprisonnement, les sept condamnés devront verser plus de 100 millions d’amende collégiale pour « tentative de meurtre prémédité » ainsi que 100 mille francs burundais chacun pour « extorsion ».

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Photo : la province de Ngozi

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