Dzaleka (Malawi) : des soupçons de recrutement de jeunes pour le compte des groupes armés
Au camp de Dzaleka au Malawi, des soupçons persistent sur un probable recrutement des jeunes pour le compte des groupes armés non encore connus.La police est en alerte et surveille tout mouvement inhabituel. Selon une source dans ce camp de réfugiés, les individus chargés du recrutement parlent le Kirundi, le Kinyarwanda et le Kiswahili, des langues de la région des Grands-Lacs d’Afrique de l’Afrique de l’est. (SOS Médias Burundi)
Les réfugiés disent ignorer encore pour quels groupes armés, les jeunes se font enrôler, mais affirment qu’il se remarque de plus en plus des départs et mouvements inhabituels au camp de Dzaleka situé dans le district de Dowa au Malawi, non loin de la capitale Lilongwe.
“Certains disent à leurs proches qu’ils vont en Ukraine mais c’est pour éviter que l’on ne pose pas de question sur leur destination. Les jeunes qui partent sont surtout des Burundais, des Rwandais et des Congolais. Ici, on leur donne même de l’argent, une somme de 10.000 Kwacha Malawien (environ 12 USD) avant de partir. On leur dit qu’ils vont être bien payés”, apprend-on de sources sûres.
L’enrôlement se ferait à Lilongwe, la capitale du Malawi, par des gens “qui parlent Kirundi ou Kinyarwanda et le Swahili”, ajoutent des parents burundais qui ont saisi la police.
Depuis que l’information a filtré il y a quelques jours, les services de sécurité qui ne prennent pas à la légère le renseignement, surveillent tout passant.
“Trois hommes ont été arrêtés alors qu’ils rentraient tard dans la nuit au camp. Ils ont été interrogés et ont nié qu’ils ne savent rien sur de probables enrôlements des jeunes gens. Ils ont résisté mais en ont payé plus cher. Ils ont été sérieusement battus. Pour le moment, ils sont sur le lit d’hôpital à l’intérieur du camp », indiquent des réfugiés qui demandent à la police de faire son travail sans » mettre en danger la vie des occupants du camp ».
Un couvre feu et un contrôle rigoureux des mouvements de personnes ont alors été instaurés.
Le camp de réfugiés de Dzaleka compte plus de 50 mille réfugiés dont plus de 11 mille Burundais. Le reste des occupants proviennent de la Somalie, de l’Éthiopie, du Rwanda et de la RDC.
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Photo : une pancarte indiquant le camp des réfugiés de Dzaleka
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