Nduta (Tanzanie) : le mariage légal de nouveau permis
La nouvelle a été annoncée par le président du camp qui est en même temps représentant du gouvernement tanzanien. Il indique que le mariage légal est de nouveau autorisé dans le camp. Il était banni depuis bien longtemps. Des réfugiés intéressés saluent la mesure. (SOS Médias Burundi)
La mesure qui autorise la célébration du mariage pour les Burundais qui le désirent dans le camp de Nduta a été annoncée par le président du camp dans un communiqué. Il indique que même des certificats de mariage seront octroyés.
Des jeunes réfugiés saluent « une bonne nouvelle » qui permet aux couples qui veulent fonder leur foyer ou désirent légaliser leur union conjugale de le faire.
«C’est au moins une bonne nouvelle. On était habitué à des décisions qui nuisent à nos droits mais voilà au moins une qui nous soulage. Au moins une permission parmi tant d’interdictions ici au camp. Je vais me marier légalement et je me réjouis que je vais être parmi les premiers bénéficiaires de ces certificats de mariage », a réagi un jeune homme de la zone 20.
Le communiqué précise que sont reconnus trois types de mariage: religieux, coutumier et légal.
« […], il y a des prêtres, des pasteurs et des responsables musulmans qui ont l’autorité de célébrer les mariages dans notre district. Nous allons les appeler une fois que nous aurons un nombre consistant de demandeurs de ce service», détaille le communiqué qu’on peut lire sur le tableau d’affichage du camp.
Un autre détail important concerne la publication des bancs qui sera faite 21 jours avant la cérémonie.
Coût
La seule inquiétude pour les réfugiés, c’est le coût du certificat de mariage : 50 mille shillings tanzaniens.
Seulement, le montant est fixé par le pays pour tout demandeur du document. Des responsables du camp indiquent qu’il ne peut pas appliquer des tarifs différents dans les camps.
Les intéressés affirment qu’ils vont s’y adapter.
Norwegian Refugee Council, NRC, une ONG norvégienne a accepté qu’elle compte payer ces documents pour les plus démunis, dans le cadre de lutte contre les mariages illégaux.
Les réfugiés demandent au HCR et à d’autres organisations humanitaires de manifester leur intérêt à prendre en charge ce volet.
Le camp de Nduta héberge plus de 77 mille réfugiés burundais. Des données fournies par des sources concordantes affirment que la moitié de ses occupants est constituée de jeunes célibataires.
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Photo d´archives : vue partielle du camp des réfugiés de Nduta
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