Nyanza-Lac : hausse inquiétante des prix des produits de première nécessité due à la pénurie de carburant
Dans la commune Nyanza-Lac en province Makamba au sud du Burundi, les prix des produits de première nécessité ont subitement augmenté. Selon des sources locales, le manque du carburant de type gazoil commence à avoir des effets sur ces produits.Ils expliquent qu’un litre et demi de mazout s’achète à une somme comprise entre 25000 et 30000 francs burundais sur le marché noir. (SOS Médias Burundi)
C’est cette carence du carburant qui a provoqué la hausse des produits de première nécessité, selon des habitants.
« Un kilogramme de farine de maïs est passé de 2200 à 2500 francs, voire 3000 dans certaines localités, celui de manioc est passé de 2000 à 2200 francs depuis que cette partie du pays connaît une crise de carburant », explique un habitant du chef-lieu de la commune Nyanza-Lac.
Selon les mêmes habitants, le transport en commun est paralysé.
« Les bus de transport en commun, surtout dans les agences de voyage, peuvent passer deux jours sans fonctionner, ce qui bloque les mouvement des passagers qui annulent leurs voyages. Le même cas s’observe pour les camions utilisés pour le transport du matériel de construction », explique un chauffeur de bus.
De même, les moulins manquent de carburant.
Les habitants disent que cette situation leur cause beaucoup de difficultés.
______________________________________________
Photo : une station-service sans carburant au Burundi
You might also like
Burundi : le secteur pétrolier réorganisé, la Regideso « out »
Avec le réaménagement du secteur pétrolier lancé jeudi dernier, la Regideso, entreprise étatique en charge de la distribution de l’eau et de l’électricité s’est vue retirer sa licence d’importation du
Burundi : Gitega persiste et signe que son économie est stable
Dans un point de presse organisé pour présenter le bilan du ministère en charge des Finances, le ministre Domitien Ndihokubwayo a estimé que le Burundi est un pays prospère. Le
Burundi : pénurie généralisée du sucre
Depuis près d’un mois, la pénurie du sucre fait parler d’elle dans tout le pays. Ni la Sosumo (Société sucrière du Moso), ni l’administration qui régule la commercialisation de ce
