Nakivale (Ouganda) : le cancer de la peau, une menace pour les albinos
Une équipe de médecins d’une organisation ougandaise des personnes vivant avec l’albinisme s’est rendue au camp de Nakivale pour diagnostiquer le cancer de la peau. (SOS Médias Burundi)
Au total cinquante-deux réfugiés, dont des Burundais, qui souffrent de l’albinisme, ont subi des examens spécialisés (screening) de la peau et des yeux. L’objectif, selon l’organisation SNUPA (The Source of the Nile Union of Persons with Albinism), est de lutter contre le cancer de la peau qui risque de faire rage au camp de Nakivale.
«On a constaté un début de cancer chez une dizaine de réfugiés dont trois cas graves. Deux autres ont été évacués à l’hôpital de référence de Murago pour des soins intensifs. C’est très difficile de réduire le risque qui est aggravé par les conditions de vie précaires dans ce camp qui n’a aucun médecin spécialiste de la peau », ont indiqué des responsables de ce réseau national des personnes vivant avec l’albinisme en Ouganda.
Un grand nombre de ces albinos au camp de Nakivale nécessite des traitements particuliers car ayant des blessures de longue durée parce qu’ils se grattent sur les petites boules sur leur peau qui éclatent.
« Nous avons besoin de crèmes, de lunettes, de chapeaux et d’autres appuis car nous sommes vulnérables et ne pouvons pas circuler ou travailler dans des communautés d’accueil », disent des albinos contactés par SOS Médias Burundi.
Ils se réjouissent que leur sécurité est quand même assurée du fait qu’ils vivent dans un même village de Kashojwa B.
Au camp de Nakivale, ils sont une cinquantaine et souhaitent être transférés vers des centres d’accueil appropriés à Kampala pour subir des traitements adéquats.
Nakivale compte actuellement plus de 140 000 réfugiés dont plus de 33 000 Burundais.
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Photo : des albinos lors de la journée leur dédiée au camp de Nakivale en Ouganda
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