Bujumbura : crise de carburant, les véhicules de l’État s’invitent dans le transport en commun
Le Burundi connaît une crise de carburant sans précédent. Les conséquences sont énormes sur les populations en général et plus particulièrement les habitants de la capitale économique, Bujumbura. Dans les parkings s’observe une situation inhabituelle : des véhicules de l’État qui ne sont pas du transport en commun mais qui participent dans le transport des passagers moyennant un paiement de frais de transport mais plus élevés, selon des passagers. (SOS Médias Burundi)
La pénurie du carburant qui perdure entraîne au quotidien de nouvelles facettes de la situation. Sur certains parkings, les conducteurs des véhicules du charroi de l’État viennent chercher des clients. Mais les passagers se plaignent. Selon eux, les chauffeurs de ces véhicules exigent des sommes trop élevées.
« Êtes-vous prêts à payer X somme ? Ce sont les conducteurs des véhicules de l’État qui nous demandent ça. S’il s’agit d’une camionnette, ceux qui sont assis à l’intérieur ne payent pas le même prix que ceux qui sont derrière », disent des citadins, désespérés.
‘’Je préfère aller à l’intérieur même si le prix devient élevé. On paie entre trois et cinq mille francs. Celui qui monte derrière paie deux mille. Mais c’est souvent dans de mauvaises conditions, ils sont plus de 50 personnes », témoigne une jeune dame interrogée.
Cette dernière indique également que l’argent se collecte à quelques mètres seulement du lieu de départ pour éviter qu’il y ait des fuites en cours de route où parmi ceux de derrière, certains pouvant sauter sans payer une fois arrivés à destination.
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Pour Gabriel Rufyiri, représentant de l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques, l’Olucome » cette situation est inacceptable, ces véhicules transportent des personnes comme on charge des poissons et pire encore, ils ne sont pas assurés pour faire le transport rémunéré, ce qui revient à mettre en danger la vie des passagers ».
L’activiste a écrit au chef de l’État à deux reprises depuis le début de l’année. Dans sa dernière lettre ( 9 pages) à Évariste Ndayishimiye datée du 4 avril 2024 ,il a soulevé cette question, en vain.
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Photo d’illustration : le parking principal de la capitale économique Bujumbura, sans bus
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