Dzaleka (Malawi) : la rentrée scolaire s’annonce mal
A une semaine de la rentrée scolaire, les réfugiés du camp de Dzaleka au Malawi se lamentent que toutes les places au seul établissement du camp sont réservées à la population d’accueil. Plusieurs enfants réfugiés ne vont pas commencer la première année primaire car les places sont déjà occupées. Leurs parents lancent un cri d’alarme. (SOS Médias Burundi)
La rentrée scolaire est prévue pour le 16 septembre prochain dans les écoles publiques au Malawi. Le camp de Dzaleka ne fait pas l’exception.
Plusieurs parents se bousculent pour faire enregistrer leurs enfants surtout au primaire, au seul établissement situé dans la zone de Katudza. Cependant, un grand défi persiste. Presque toutes les places sont déjà réservées.
« Mes deux enfants n’ont pas été enregistrés, l’un d’entre eux a d’ailleurs un âge un peu avancé. A cette école, j’y ai rencontré mes compatriotes et des Congolais qui ont le même souci. L’on nous dit que toutes les places sont occupées », témoigne une Burundaise du camp de Dzaleka.
« Par qui alors que c’est une école des réfugiés ? » se questionnent des réfugiés. Ils obtiennent la réponse que des enfants de la communauté d’accueil se sont fait inscrire longtemps avant, un argument qui ne convainc pas pour ces réfugiés.
« Ce n’est pas compréhensible. Nous devrions être prioritaires même si c’est une école qui unit les réfugiés et la communauté hôte. Et puis, elle est installée en plein camp. Ensuite, nous sommes démunis alors que ces citoyens malawites eux, ont même la possibilité de se rendre dans d’autres écoles !» déplorent des parents , ajoutant que le même défi se présente chez les élèves qui commencent l’école secondaire.
« L’on dirait que c’est une école strictement ouverte aux enfants des Malawites seulement », se désolent des parents burundais installés à Dzaleka depuis plusieurs années.
Ils demandent au HCR et à l’administration du camp de se pencher sur la question qui risque de diviser au lieu de favoriser l’intégration.
Ledit camp abrite aussi des populations du Malawi dans le but de « permettre aux réfugiés une réintégration facile ».
« Même s’ils vivent ici, ils ne sont pas des réfugiés. Si leurs enfants deviennent prioritaires, cela revient à nous discriminer », estiment des occupants de ce camp.
Les administratifs à la base ont saisi le HCR et le président du camp pour résoudre le problème « qui touche plusieurs enfants réfugiés ». Cependant, les réfugiés fustigent que la question peine à trouver une solution alors que la rentrée scolaire pointe à l’horizon.
Le camp de Dzaleka situé dans le district de Dowa ( région centrale du Malawi), abrite plus de 50.000 réfugiés dont plus de 11.000 Burundais.
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Photo : des parents et élèves dans une cour au camp de Dzaleka © SOS Médias Burundi
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