Les avocats des journanliste d’IWACU plaident l’acquittement
Les 4 journalises du groupe de presse Iwacu ont comparu ce mercredi devant la Cour d’appel de Ntahangwa en itinérance à Bubanza (Ouest-Burundi). Leurs avocats ont dénoncé « une violation » de la procédure pénale. ( SOS Médias Burundi)
Pour Me Clément Retirakiza et Me Willy Sabimana, les reporters n’ont jamais eu la possibilité de s’expliquer sur le chef d’accusation retenu (atteinte à la sûreté de l’état). « Il n’y a jamais eu de débat contradictoire. Ce qui aurait permis un procès équitable », ont-ils plaidé.
La position du substitut du procureur près la Cour d’appel de Ntahangwa est toute autre. Pas question de remettre en cause la sentence prononcée. « Ces journalistes se sont cachés derrière leur casquette de journaliste pour prêter main forte aux rebelles qui ont mené l’attaque à Musigati », a-t-il soutenu.
Acquittement
« Le procureur n’a jamais réussi à prouver que les journalistes avaient eu un quelconque contact avec des rebelles. En première instance, l’absence de preuve avait entraîné une requalification des chefs d’inculpation », ont fait valoir les avocats des reporters qui ont demandé l’acquittement.
La Cour d’Appel de Ntahangwa communiquera sa décision dans un délai de 30 jours.
MESSAGE – Nous, journalistes burundais (en exercice dans le pays et en exil) tenons à rendre hommage aux reporters d’@iwacuinfo – #FreePress #Burundi ?? cc @CPJAfrica @RSF_inter @hrw_fr pic.twitter.com/3dYysWJBGW
— SOS Médias Burundi (@SOSMediasBDI) May 6, 2020
Plusieurs organisations dont CPJ (Committee to Protect Journalists) avaient espéré une libération des reporters, ce jour. « En aucun cas, ils ne devaient être arrêtés et conduits derrière les barreaux. Ce sont des décisions de représailles contre les journalistes et la communauté des médias au Burundi. Nous persistons, le juge d’appel doit réparer une injustice en les libérant », a réagi Muthoki Mumo, représentante de CPJ-Afrique subsaharienne.
Nos confrères et consœurs purgent une peine de de 2 ans et demi de prison à Bubanza. Ils en sont à 6 mois.
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