Le Parlement européen appelle à la libération de journalistes burundais
Selon les députés, la répression actuelle compromet la crédibilité des élections à venir
Le Parlement européen a adopté aujourd’hui une résolution condamnant la détérioration continue de la situation des droits humains au Burundi à l’approche des élections de mai 2020. Il a également appelé les autorités à libérer immédiatement et sans condition quatre journalistes travaillant pour Iwacu et à abandonner les poursuites contre eux. Iwacu est l’un des derniers journaux indépendants du pays. Le Parlement européen appelle aussi à la libération de toutes les autres personnes arrêtées pour avoir exercé leurs droits fondamentaux.
Christine Kamikazi, Agnès Ndirubusa, Egide Harerimana et Térence Mpozenzi, ainsi que leur chauffeur, Adolphe Masabarakiza, ont été arrêtés le 22 octobre 2019 lors d’un déplacement pour un reportage dans la province de Bubanza et ont été ensuite accusés de complicité d’« atteinte à la sûreté de l’État ». Leur jugement doit être rendu fin janvier.
La peine de 15 ans de prison requise par le procureur est un avertissement aux quelques derniers journalistes qui osent rester au Burundi : travailler sur des questions sensibles est à vos risques et périls.
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