Le vice-président de la République accuse la RTNB d’être partiale dans l’octroi du temps de parole aux candidats présidentiels


Sindimwo, UPRONA, Burundi, SOS Médias

Gaston Sindimwo l’a déclaré hier dans une interview avec la radio Voix de l’Amérique (VOA). Le politique qui se trouve être candidat du parti Uprona pour la prochaine présidentielle a dénoncé « un deux poids deux mesures » pratiqué par la Radio Télévision Nationale du Burundi (RTNB). Il a également dénoncé la paralysie des activités lors des visites des hauts dignitaires issus du parti au pouvoir, le CNDD-FDD dans les différentes provinces. (SOS Médias Burundi)

D’après Gaston Sindimwo, le comportement des responsables de la RTNB risque de conduire vers un mauvais déroulement des élections. « Ça ne nous rassure pas en tant que candidat. La RTNB devrait nous traiter tous de la même façon. Je l’ai remarqué quand je suis allé déposer ma candidature à la CENI. J’ai constaté une différence quand le secrétaire général du parti au pouvoir a présenté sa candidature, il lui a été accordé un très grand moment de prise de parole telle une activé de l’État au moment où pour les autres c’est juste quelques mots que l’on diffuse », a-t-il dit.

Pour lui, il y a eu même un publi reportage sur les projets de société d’ Évariste Ndayishimiye, candidat du CNDD-FDD alors que les publi reportages d’autres candidats ont été refusés. « Ce sont de tels incidents qui renforcent le manque de confiance », a affirmé M. Sindimwo.

Et de continuer, « Il y a des propos tels que la victoire nous appartient , il ne reste qu’à compter les voix… Certains considèrent déjà le candidat CNDD-FDD comme président. Si demain le résultat des urnes devient autre… les choses risquent de mal tourner. J’ai déjà appelé les responsables de la télévision et de la radio nationale pour en parler, nous demandons à tous les médias d’être impartiaux et d’accorder le même temps de parole à tous les candidats », a-t-il martelé.

Le candidat du parti créé par le héros de l’indépendance a fustigé aussi un autre fait : la paralysie des activités lors des visites des hauts dignitaires issus du CNDD-FDD.  » C’est très dommage d’assister à la fermeture des marchés et des dispensaires suite à une visite d’une personne. Nous aimerions que les gens puissent plutôt vendre le double de ce qu’ils vendent les autres jours, partout où nous nous rendons « , a-t-il insisté.