Burundi-Élections: le ministre de la sécurité publique menace de réprimer sévèrement ceux qui vont perturber l’ordre public lors des élections


Dans un communiqué de presse rendu public hier soir, le ministre Alain Guillaume Bunyoni a mis en garde les fauteurs de troubles qui tenteront de perturber le déroulement des prochaines élections. (SOS Médias Burundi)

Le ministre de la sécurité publique n’y est pas allé par quatre chemins. Il a clairement pointé du doigt les militants des partis CNL et ceux de l’Uprona.

Selon l’autorité, les représentants des deux partis ont demandé à leurs militants de rester autours des bureaux de vote pour surveiller les opérations de dépouillement. M. Bunyoni est clair là dessus. «Aucune personne n’est autorisée à rester à proximité des bureaux de vote ». Et de menacer. « Aucun attroupement ne sera toléré ».

Le tout puissant Général de la police se base sur l’article 54 du code électoral de 2020 qui interdit « tout rassemblement des civils près des lieux de vote après les heures de vote ». Il a donné l’ordre de réprimer sévèrement les contrevenants à la disposition.

M. Bunyoni a également fait le bilan des violences ayant émaillé la campagne électorale du début à la fin. Il a déclaré que la police a enregistré trois morts dont deux militants du parti CNDD -FDD, 62 blessés dont 49 du parti au pouvoir et 13 du parti CNL ainsi que 186 personnes arrêtées et détenues dans différents cachots et prison, la majorité étant composée de membres du CNL.
Ils sont incriminés par le ministre Alain Guillaume Bunyoni d’être à l’origine des actes de violence commis contre les militants du parti CNDD-FDD.

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Photo: au milieu le ministre de la sécurité publique Alain Guillaume Bunyoni