Rumonge: des pots de vin exigés à des opposants pour être libérés
Ils sont au nombre de dix. Tous originaires de la commune de Muhuta, en province de Rumonge ( sud-ouest du Burundi) ils ont été interpellés depuis le jour des élections, le 20 mai. La police exige deux cents mille francs burundais à chacun pour les relaxer. ( SOS Médias Burundi)
Ces militants du CNL sont détenus dans les cachots du commissariat de la police à Rumonge.
Selon un membre de la famille d’un des détenus, la police a exigé le paiement d’une somme de deux cent mille FBU à chacun pour qu’ils soient libérés. « Des responsables de la police ont été clairs. Si nous ne payons pas les deux cent mille, nos proches seront acheminés à la prison de Murembwe( prison centrale de Rumonge) », raconte notre source.
« Nous exigeons la libération des nôtres. Ils n’ont commis aucun délit. Leur seule faute est d’avoir dénoncé des irrégularités qui ont été observées le jour du scrutin », indique un proche d’un des détenus.
À part les six membres du CNL détenus à Rumonge, le représentant communal du CNL à Muhuta et son adjoint sont retenus par le service national de renseignements à Bujumbura.
Ils ont été appréhendés à Kabezi( province de Bujumbura) en début de semaine.
En commune de Muhuta, plus de quatre vingt militants du CNL sont en cavale. Il s’agit en grande partie des mandataires et des responsables locaux de cette principale formation politique d’opposition.
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Photo: des membres du parti CNL lors de la campagne électorale
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