Kakuma (Kenya): des certificats de naissance monnayés

Kakuma (Kenya): des certificats de naissance monnayés

Depuis quelques jours, des femmes qui accouchent à l’hôpital disent avoir de difficultés à avoir des certificats des nouveaux-nés. Elles dénoncent le favoritisme et la corruption au sein du service d’octroi du document pourtant officiellement gratuit. (SOS Médias Burundi)

Selon des femmes réfugiées, la rapidité dans l’octroi des certificats de naissance varie d’une personne à une autre. « Il y a de cela deux mois, une amie a accouché à la clinique VII du village Kakuma IV. Elle n’a jusqu’ici pas encore eu de certificat pour son bébé. Chaque fois qu’elle va le demander, on lui répond qu’il n’est pas encore prêt alors que d’autres femmes qui ont accouché après elle ont déjà récupéré le certificat de leurs enfants », indique une Burundaise.

Une source proche du service en charge de l’octroi des certificats de naissance révèle que malgré la gratuité officielle du document, un montant de cinq cent shilling kényan (environ cinq dollars américains) est exigé .

Des femmes qui accouchent demandent aux responsables du camp et au Haut-commissariat pour les réfugiés, HCR d’intervenir pour arrêter ce qu’elles qualifient de corruption. « Le certificat de naissance confère plusieurs droits au nourrisson. Il lui donne accès au statut de réfugié et le HCR le prend en charge en termes de nourriture et de santé. Il est très important pour l’enfant et sa famille », explique un leader communautaire, communément appelé “bloc leader” au camp de Kakuma.

Le camp de Kakuma compte actuellement plus de 20 mille Burundais sur une population de près de 200 mille réfugiés d’origine essentiellement rwandaise, congolaise, éthiopienne, somalienne et sud-soudanaise.

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Photo : camp de Kakuma

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