Mugamba : cinq personnes dont deux femmes en détention
Il s’agit d’Alexis Motomota surnommé Mukizwa, Dévote Nkunzuburundi, Kamikazi, Désiré Nshimirimana et Pierre Tuyisenge. Un chef collinaire qui était détenu par la police locale depuis lundi a été relâché hier soir. Le mobile de leur interpellation n’a pas été communiqué. (SOS Médias Burundi)
À l’exception de l’élu collinaire, les trois hommes et deux femmes ont été appréhendés dans la nuit de dimanche à lundi. Ils ont été arrêtés sur les collines de Mpota, Mwumba et Nyaruvumvu dans la commune de Mugamba en province de Bururi (sud du Burundi). « Des policiers sont venus vers 3h du matin et ont interpellé un à un les cinq personnes. Ils sont entrés dans leur maison sans présenter de mandat ni donner d’explication aux membres de leur famille », s’indignent des habitants de la localité qui précisent que les interpellés sont détenus par la police à Muramba (chef-lieu de la commune).
Et ce lundi matin, alors qu’il se rendait à la police pour s’enquérir de la situation de ses sujets, le chef de colline de Mpota a, à son tour été arrêté. M. Nduwayo a été libéré hier soir. L’une des femmes en détention vit seule depuis 2015. Son mari a fui la persécution qui a visé des militaires de l’ancienne armée avant l’intégration de mouvements armés Hutus (EX-FAB) après les attaques des camps militaires en décembre cette année dans la capitale économique Bujumbura et dans la province de Bujumbura (ouest). Il était posté au camp Base installé dans le sud de Bujumbura.
Des habitants de Mpota et Mwumba parlent de « persécution » et accusent la police locale de les malmener. Depuis plusieurs mois, beaucoup d’habitants sont abusivement interpellés dans différentes localités de la commune de Mugamba. Des observateurs locaux dénoncent ce qu’ils qualifient de « chasse à l’homme » visant des opposants, des militaires, policiers à la retraite et des familles de Tutsis.
Le premier juillet, un jeune homme qui venait d’être libéré dans le cadre de la grâce présidentielle a été retrouvé mort après avoir été enlevé par des hommes en uniforme de la police burundaise. Des habitants reprochent au commissaire communal de la police d’être derrière « les abus » commis à Mugamba.
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Photo : chef-lieu de la commune Mugamba
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