Covid-19 : le Burundi va recevoir les premières doses ce jeudi

Covid-19 : le Burundi va recevoir les premières doses ce jeudi

C’est la Chine, soutien indéfectible du gouvernement burundais qui va donner les premiers vaccins. Ils sont estimés dans un premier temps à 500 mille et seront réceptionnés ce jeudi 14 octobre. Le ministre en charge de la santé l’a annoncé hier. (SOS Médias Burundi)

Le ministre Thaddée Ndikumana rencontrait ce mardi les partenaires techniques et financiers. Ce sont des échanges qui sont organisés chaque trimestre.

À la sortie, celui qui communiquait rarement sur les statistiques du Covid-19 ces derniers mois a révélé à la presse locale que les premiers vaccins arrivent ce jeudi. « Nous avons un don de vaccins de la part de la République populaire de Chine, 500 mille vaccins, les sinppharms qui vont arriver jeudi. Nous avons déjà activé les sites et les équipes qui vont nous appuyer dans la vaccination volontaire. Ici je tiens à signaler que la vaccination se fera aux sites de dépistage de Covid-19 », a-t-il indiqué tout en précisant que « personne ne pourra être vacciné sans qu’il se fasse dépister pour le Coronavirus ».

Catégories privilégiées

Même si la vaccination est volontaire, il y a des catégories de personnes à privilégier, selon M. Ndikumana. « Quels sont les groupes cibles ? D’abord ce sont les prestataires de soins qui le désirent[…] ainsi que les personnes âgées qui le désirent. Mais n’importe qui, qui désirerait avoir le vaccin à part ces groupes cibles pourra aussi bénéficier du vaccin volontairement », a-t-il poursuivi.

Et de continuer, « Les autres groupes cibles ce sont les voyageurs. Ainsi, nous espérons que la semaine prochaine nous pourrons commencer à dispenser le vaccin à la population qui le désire et remplisse les conditions ».

Le ministre en charge de la santé affirme qu’à la fin du mois d’autres vaccins vont arriver. Il s’agit d’un don de la banque mondiale.

« […], le premier lot arrive à la fin de ce mois mais sera composé uniquement de 152 mille doses », a-t-il rappelé.

Contraindre des habitants de Bujumbura pour se faire dépister

Thaddée Ndikumana estime qu’il est très facile de contenir la pandémie dans la campagne qu’en ville, surtout dans la ville commerciale Bujumbura.
Pour ce, tous les citadins qui se rendent en province en passant par les cinq sorties de la capitale économique devront se faire dépister. « Pour contraindre les citadins de Bujumbura à pouvoir se faire dépister au moins une fois le mois, nous allons installer des sites de dépistage à la sortie de la ville, en plus des sites érigés en mairie de Bujumbura. [….]. On a vu que pendant ces deux années de riposte, on peut éliminer le Covid-19 à l’intérieur du pays mais comme ici c’est la grande agglomération, des fois il y a des gens qui vont à l’intérieur pour des réunions de travail, pour des fêtes mais qui contaminent les gens de l’intérieur du pays », a-t-il assumé .

Il a dit qu’il y a des gens qui préfèrent carrément ne pas se faire dépister. « Si tu demeures en mairie de Bujumbura et ne veux pas te faire dépister, ce n’est pas grave. Mais quant tu monteras à l’intérieur du pays là où on a accompli un beau boulot, tu seras obligé de te faire dépister ou rester en mairie de Bujumbura », a insisté le ministre en charge de la santé.

La mesure entrera en vigueur à partir du premier novembre. Un certificat d’un mois sera délivré à des habitants de Bujumbura pour qu’ils puissent circuler librement dans les 17 autres provinces.

Le Burundi, l’un des deux derniers pays africains à ne pas avoir vacciné sa population à côté de l’Érythrée attend dans un premier temps environ 3 millions de doses.

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Photo : Thaddée Ndikumana, ministre en charge de la santé publique

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