Cibitoke : 14 militaires dont un officier et des Imbonerakure blessés en RDC

Cibitoke : 14 militaires dont un officier et des Imbonerakure blessés en RDC

Depuis samedi dernier, au moins 14 militaires dont un officier de l’armée burundaise et un nombre non déterminé d’ Imbonerakure (membres de la ligue des jeunes du CNDD-FDD) reçoivent des soins dans les 112 et 212 ème bataillons. C’est en province de Cibitoke (nord-ouest du Burundi). Les intéressés ont été blessés dans des combats qui les opposaient au mouvement rebelle Red Tabara basé dans la province du Sud-Kivu à l’est de la RDC. Un responsable de la FDNB (Force de défense nationale du Burundi) parle de rumeurs. (SOS Médias Burundi)

Tous les blessés ont été évacués samedi dernier, selon des témoins. »Des militaires et des Imbonerakure sont arrivés samedi dans la nuit. Ils ont traversé la rivière Rusizi en provenance de la RDC. Nous les avons vus de nos yeux. Ils étaient blessés[…] », racontent des habitants de Cibitoke.

Des habitants du groupement de Kigoma, sur le territoire d’Uvira (province du Sud-Kivu, est de la RDC) affirment que plusieurs militaires burundais et leurs allés ont été blessés lors des combats qui les ont opposés aux rebelles du groupe armé Red Tabara la semaine dernière.

« Il y a même eu des morts », disent-ils. Une fois évacués, les blessés sont admis dans deux installations militaires à Cibitoke : le 112 et 212 ème bataillon, précisent nos sources.

Des sources militaires avouent avoir des difficultés sur le terrain en RDC. « Nos compagnons meurent et sont enterrés au Congo. Et puis, nous ne sommes pas ravitaillés en nourriture alors que nous n’avons plus rien […] », avouent des sources militaires basées dans la localité de Kiryama au Sud-Kivu.

Des habitants de Kigoma indiquent avoir fui leur domicile suite à des combats opposant des belligérants burundais sur le sol congolais.

Un chef coutumier du groupement de Bijombo demande à la hiérarchie de son pays d’intervenir pour sécuriser la zone ajoutant que « nos vaches et nos biens sont volés, des civils fuient ». Il demande à la Monusco (Mission de l’organisation des Nations-Unies en République Démocratique du Congo) de protéger les populations civiles.

Un responsable de l’armée burundaise dans la région du nord-ouest du Burundi parle de « rumeurs « . « Nos militaires se trouvent à la frontière entre notre pays et le Congo car nous avons le devoir de sécuriser nos frontières », dit-il.
Et de conclure « Celui qui veut vérifier ces informations n’a qu’à venir dans ces camps. Les portes sont ouvertes et nous n’avons rien à cacher ».

Depuis le 24 décembre dernier, des militaires burundais sont rapportés sur le territoire congolais. Leur mission, non avouée par la hiérarchie de la FDNB est de déloger de ses positions les rebelles du groupe armé Red Tabara basé dans le Sud-Kivu depuis plus de cinq ans. Ce dernier a dans un communiqué publié sur son compte Twitter la semaine dernière affirmé « avoir tué plusieurs militaires burundais et leurs alliés ». Une information non encore vérifiée par notre rédaction qui avait eu d’autres informations faisant état d’un repli des combattants de Red Tabara lors des premiers jours des hostilités.

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Photo d’illustration : des militaires burundais lors d’une fête nationale

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