Nakivale (Ouganda) : l’épilepsie fait rage

Nakivale (Ouganda) : l’épilepsie fait rage

Plus de 400 cas d’épilepsie ont été recensés dans le camp de réfugiés de Nakivale en Ouganda. 70% d’entre eux sont des enfants. L’ association « Hope for Humanity » en collaboration avec ses partenaires comme » Bridge of Solidarity » et » Wenzetu » ont organisé une sensibilisation pour une bonne prise en charge des épileptiques et une lutte engagée contre cette maladie. (SOS Médias Burundi)

La sensibilisation a été organisée la semaine dernière, en marge de la journée internationale contre cette maladie, célébrée normalement tous les 14 février de chaque année.
D’après Hope For Humanity, des enfants comme des adultes peuvent attraper cette maladie.

“Pendant deux jours, nous avons montré aux gens que l’épilepsie est une maladie comme les autres. Les réfugiés doivent savoir qu’il ne faut pas discriminer ou cacher des malades épileptiques, ce n’est même pas lié à la sorcellerie comme le croient certains ”, ont expliqué des responsables de l’association.

D’après des médecins associés à l’association, les principales causes de l’épilepsie sont dues à une lésion cérébrale : malformation congénitale, encéphalite, séquelles d’une souffrance à la naissance, traumatisme crânien, accident vasculaire cérébral, tumeur, infections du système nerveux central, maladies neurologiques évolutives, anomalies des chromosomes, malformations cérébrales, etc.

Les signes de cette maladie étant une perte de connaissance entraînant entre autres des convulsions, l’apparition de salive au bord des lèvres et parfois, des vomissements, une perte d’urine ou de selles, ainsi qu’un bref arrêt de la respiration.

Hope for Humanity a expliqué aux réfugiés que les crises épileptiques peuvent disparaître et qu’il est possible d’arrêter définitivement le traitement, de façon progressive et sous surveillance médicale, sans risque de récidive.

“Plus de la moitié d’enfants épileptiques guérissent complètement avant d’atteindre l’âge adulte en raison de la maturation de leur système nerveux”, ont fait savoir des médecins, invitant des parents qui ont des enfants qui présentent ces signes à se confier à des dispensaires les plus proches dans les meilleurs délais.

“Pour diminuer la fréquence des crises d’épilepsie, mieux vaut respecter quelques règles d’hygiène de vie : dormir suffisamment et à des heures régulières, éviter la consommation d’alcool ou de drogue ainsi qu’éviter le café ou les boissons caféinées, qui excitent le système nerveux”, ont-ils ajouté.

Au cours des séances de sensibilisation conduites dans les zones de Sub-camp, Base camp et Rubondo, ces enseignements ont été donnés sous forme de Sketches avec des messages montrant comment se comporter devant un malade en crise d’épilepsie.

Des personnes épileptiques ont témoigné, disant combien elles sont incomprises par leurs familles et leurs voisins, déplorant aussi le manque d’une assistance médicale appropriée. Elles lancent un cri d’alarme à quiconque peut leur venir en aide.

Les associations Hope for Humanity, Bridge of Solidarity et Wenzetu déplorent que parmi 400 cas déjà identifiés, seulement 4 sur 5 cas ont un suivi médical offert par différents partenaires du HCR.

Le HCR compte plus de 122 mille réfugiés dans le camp de Nakivale en Ouganda. Plus de 41 mille sont Burundais, d’autres étant des Congolais, Rwandais, Somaliens et Sud-soudanais.

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Photo : une pancarte indiquant le camp des réfugiés de Nakivale

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