Pénurie de carburant : les consommateurs burundais doivent s’attendre à une nouvelle hausse de prix en moins de trois mois

Pénurie de carburant : les consommateurs burundais doivent s’attendre à une nouvelle hausse de prix en moins de trois mois

Après le président Évariste Ndayishimiye, c’est au tour du ministre en charge des affaires intérieures et de la sécurité d’annoncer une probable hausse du prix du carburant. Selon Gervais Ndirakobuca, « le prix du carburant doit sûrement être revu à la hausse ». Il propose un prix allant jusqu’à 5000 francs burundais par litre d’essence à la pompe, soit une augmentation de 2300 francs si son avant-projet est validé. (SOS Média Burundi)

Le tout puissant ministre en charge des affaires intérieures et de la sécurité rencontrait vendredi dernier les représentants des partis politiques agréés dans la petite nation de l’Afrique de l’est. Une occasion de revenir sur tous les sujets d’actualité.

Celui de manque de carburant se manifestant sur tout le territoire burundais et de façon récurrente s’est également invité dans la réunion qui s’est déroulée en province de Kayanza (nord du Burundi).

« …comme nous ne sommes pas un îlot, nous aussi devrons nous ajuster par rapport aux moments qui nous attendent. Le prix du carburant doit sûrement être revu à la hausse », a-t-il dit.

Mais il reste pessimiste quant à la disponibilité des produits pétroliers même après la hausse des prix.

« Toutefois, une question persiste. Est-ce que le carburant va être disponible de façon automatique après la hausse des prix », a poursuivi le ministre Ndirakobuca.

Une station sans carburant à Bubanza
Une station sans carburant à Bubanza

Il a affirmé que « les rares quantités dont nous disposons ont été commandées lors de la récente hausse des prix du carburant. Demain ou après-demain, préparez et attendez-vous a une hausse des prix des produits pétroliers. Les prix doivent nécessairement augmenter ».

Suggestion

M. Ndirakobuca dit s’être informé des prix pratiqués dans des pays voisins, surtout la Tanzanie. Pour l’essence dont le prix officiel est de 2700 francs burundais aujourd’hui, il propose d’aller jusqu’au double environ.

« Ce matin, j’ai demandé… En Tanzanie le prix d’un litre est de 3000 shillings. C’est juste à côté, après avoir traversé la frontière de Kobero, à Kabanga. Quand on convertit en francs burundais, cela fait 5000 francs par litre je suppose. On doit l’accepter ainsi. Qu’on ne dise plus que le gouvernement ne fait rien pour trouver une solution », a préparé les esprits Gervais Ndirakobuca.

La récente hausse du prix du carburant remonte à fin janvier cette année. Normalement, les annonces de hausse des prix des produits pétroliers sont faites par les ministres en charge de l’énergie et du commerce. Ils n’ont rien dit mais dans une prière organisée par son parti, le président Neva avait, fin mars dernier répété que « notre gouvernement n’est plus en mesure de subventionner le prix du carburant », indiquant que « les prix doivent monter avec la guerre qui secoue le monde, celle entre la Russie et l’Ukraine ».

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Photo : Gervais Ndirakobuca, ministre en charge des affaires intérieures et de la sécurité

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