Burundi-Russie : l’ambassadeur russe au Burundi promet une aide en carburant

Burundi-Russie : l’ambassadeur russe au Burundi promet une aide en carburant

Le 9 mai de chaque année depuis 1946, la Russie célèbre la victoire des pays alliés lors de la deuxième guerre mondiale. Ce lundi, en marge de sa célébration l’ambassadeur russe au Burundi a promis d’aider le pays en carburant, médicaments et fertilisants. (SOS Médias Burundi)

L’ambassadeur Valery Mikhailov l’a déclaré lors d’une conférence de presse qu’il tenue ce lundi à Bujumbura, la capitale économique du Burundi.

« […] la Russie veut appuyer le Burundi dans cette période où il fait face à la carence et à la montée des prix de certains produits stratégiques due à la guerre en Ukraine. Il s’agit notamment des médicaments, du carburant et de l’engrais », a-t-il dit.

Une délégation russe sera au Burundi dès la semaine prochaine pour discuter des modalités de livraison des médicaments et de l’appui en médecine générale, selon le représentant russe dans la petite nation de l’Afrique de l’est.

En ce qui est du carburant et des fertilisants, M. Mikhailov souligne que les pétroliers et les bateaux rencontrent des difficultés pour « quitter le port de Moscou vers celui de Dar-es-Salaam (Tanzanie) avant d’arriver au Burundi ».

« Maintenant, nous sommes en train de chercher les entreprises et raffineries qui peuvent le faire le plus rapidement possible », a-t-il rassuré.

Le Burundi et la Russie entretiennent de très bonnes relations qui se sont renforcées lors des sept dernières années et traduites par le soutien de la Russie au Burundi au conseil de sécurité de l’ONU en s’opposant à toute proposition de sanctions contre le Burundi et ses autorités dont certaines restent encore sous sanctions européenne et américaine même si la première puissance mondiale et les 27 ont suspendu les sanctions contre le Burundi après l’élection du président Évariste Ndayishimiye, des sanctions qui avaient été suscitées par un autre mandat controversé de feu président Pierre Nkurunziza en 2015.

Mais récemment, le Burundi a préféré « soutenir la Russie ouvertement », lorsque l’Assemblée générale de l’ONU a suspendu jeudi 7 avril dernier la Russie de son siège au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en raison de l’invasion de l’Ukraine, lors d’un vote qui a recueilli 93 voix favorables mais qui a été marqué par une forte abstention. Le ministre burundais en charge des relations extérieures a parlé la semaine dernière d »‘un choix diplomatique « .

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Photo : Au milieu, Valéry Mikhaylov, ambassadeur de la Russie au Burundi, ce 9 mai, à l’occasion du 77è anniversaire de la fin de la guerre en Europe / DR

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