Makamba : la famille d’un militaire à la retraite porté disparu depuis un an désespère
Plus d’une année après la disparition de Charles Hamenyimana, un retraité ex-FAB (Forces Armées Burundaises , l’armée burundaise avant l’intégration de mouvements rebelles Hutus), sa famille dit désespérer. Il a été enlevé le 15 mai par des hommes en tenue militaire au chef-lieu de la commune de Mabanda (province de Makamba, sud du Burundi). (SOS Médias Burundi)
Le retraité de l’ancienne armée burundaise a été enlevé le 15 mai 2021 au chef-lieu de la commune de Mabanda par des hommes en tenue de la FDNB (Force de défense nationale du Burundi), selon des témoins.
Sa famille dit avoir cherché Charles Hamenyimana partout dans les cachots officiels, sans succès.
Le concerné prestait comme catéchiste de l’église anglicane à la succursale de Muterama, en zone de Gitara (même commune).
Le jour de son enlèvement, il a été appelé au téléphone par un militaire. Ce dernier est actuellement détenu à la police militaire (capitale économique Bujumbura). Il est infirmier à l’hôpital militaire de Kamenge (nord de Bujumbura).
Les membres de la famille de l’homme disparu disent avoir contacté la Commission nationale indépendante des droits de l’homme CNIDH, sans trouver de réponse.
« Nous voulions que la commission nous aide à le retrouver. Malheureusement il n’y a eu aucune action concrète », indique la famille.
Une source au sein de l’armée explique que Charles Hamenyimana aurait été transféré dans un cachot du service national de renseignements, en province voisine de Rumonge (sud-ouest), et qu’il aurait été assassiné.
« Il serait passé par le cachot du commissariat provincial de la police à Rumonge sans être enregistré. Trois jours après, un corps sans vie d’un homme a été découvert non loin du chef-lieu de la province de Rumonge mais les autorités administrative et policière ont ordonné son inhumation sans aucune enquête », regrette une source proche du dossier qui dit « craindre le pire ».
Les proches de M.Hamenyimana demandent aux autorités d’ouvrir une enquête indépendante. Selon eux ,il est très facile de faire « une reconstitution des faits à partir du numéro de téléphone du militaire aujourd’hui en détention ».
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Photo : la province de Makamba
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