Gitega : les membres du CNL réclament le respect des droits humains

Gitega : les membres du CNL réclament le respect des droits humains

Ce dimanche, au terrain de basketball de Gitega, (capitale politique) ont eu lieu les festivités marquant le troisième anniversaire du parti CNL. Les membres de cette formation politique d’opposition ont dit non aux intimidations, aux persécutions et aux incarcérations en cascade dont ils sont victimes. (SOS Médias Burundi)

Des slogans animaient les festivités du troisième anniversaire du parti CNL.

« Nous existons, nous continuerons à défendre la liberté. Agathon Rwasa (leader CNL) vient au secours des chauffeurs de taxis-motos et conducteurs des taxis-vélos », scandaient des militants de la première formation politique d’opposition au Burundi.

Dans son allocution, Léopold Ntatama, responsable du CNL dans la commune de Gitega a salué la bravoure des membres de ce parti.

Selon lui, durant les trois dernières années, sept permanences collinaires du parti CNL ont été détruites dans la seule commune de Gitega tandis que pour deux autres , leurs murs ont été salies aux excréments humains.

M. Ntatama a déploré l’exclusion des opposants dans les coopératives Sangwe (coopératives agricoles dominées par des membres du CNDD-FDD, le parti présidentiel) « alors que ces coopératives fonctionnent à base des fonds issus des taxes et impôts de toute la population ». Il s’est également inquiété de la paupérisation de population burundaise, la pénurie et l’augmentation des prix des produits stratégiques comme le sucre, le carburant, les engrais chimiques, […].

Le député Thérence Manirambona, porte-parole du parti CNL a demandé aux militants de vaincre la peur et défendre leurs droits et libertés.

M.Manirambona a déploré le fait que les cultivateurs qui avaient payé de l’argent n’ont jusqu’à présent pas reçu l’engrais chimique. Il a regretté l’augmentation des prix des denrées alimentaires de première nécessité sur les marchés. Il a donné l’exemple des prix du haricot, du riz , de la farine de manioc, ….

Selon M. Manirambona, « les Burundais n’ont pas de choix et sont obligés de cohabiter ».

Récemment, dans plusieurs communes du Burundi, les autorités locales ont suspendu les festivités marquant le troisième anniversaire du CNL, ou refusé de lui accorder la permission de les organiser. Des rapports des organisations burundaises et internationales de défense de droits humains ont souvent dénoncé des abus contre les militants de ce parti dont le leader, un ancien chef rebelle Hutu est souvent accusé sans preuve par des membres du CNDD-FDD dont des responsables du parti présidentiel de vouloir créer le chaos dans le pays alors qu’il bénéficie des fruits de la paix sans qu’il ait même contribué pour les élections (le Burundi a lui-même financé le référendum constitutionnel en 2018 et les élections en 2020, ses partenaires ayant jugé qu’elles étaient truquées à l’avance).

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Photo : des militants du CNL à Gitega, le 29 mai 2022

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