Rutshuru (Nord-Kivu) : le M23 a attaqué plusieurs positions des FARDC et abattu un hélicoptère

Rutshuru (Nord-Kivu) : le M23 a attaqué plusieurs positions des FARDC et abattu un hélicoptère

Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) se sont affrontées aux rebelles du mouvement du 23 mars (M23) dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, à l’est de la RDC, toute la journée de ce vendredi 17 juin 2022. Après des intenses combats signalés jeudi dans la zone de combats, c’est depuis tôt le matin de ce vendredi que des violents affrontements ont repris entre les FARDC et le M23. Plusieurs localités encore contrôlées par l’armée régulière sont tombées entre les mains des rebelles qui ont abattu un hélicoptère de l’armée loyaliste. (SOS Médias Burundi)

Plusieurs sources à Rutshuru ont renseigné que certaines positions des FARDC étaient la cible des attaques simultanées des rebelles du M23 notamment à Tchengerero, Mungo et Kabindi.

Ces villages sont situés dans la partie Ouest de Bunagana, une cité qui se trouve sous contrôle du M23 depuis lundi 13 juin.

Les mêmes sources ajoutent que « les assaillants ont conquis quelques positions de l’armée dont Tchengerero et Bugusa ».

D’autres sources non officielles annoncent qu’un hélicoptère des combats des FARDC a été abattu dans la zone, ce même vendredi.

Jusque-là, ces informations ne sont ni confirmées ni infirmées par l’armée congolaise.

Ces combats sont à la base d’un déplacement massif de la population civile dans la zone, déplorent des responsables de la société civile du territoire de Rutshuru qui plaident pour « une aide humanitaire en faveur de la population qui prend fuite pour sa sécurité ».

Dans un communiqué sorti ce vendredi, le M23 accuse les FARDC d’avoir collaboré avec les Maï Maï et les FDLR.

« L’attaque de ce matin fait suite à l’acte de provocation posé hier le 16 juin 2022 par les Maï Maï et les FDLR dans la cité de Bunagana avec l’intention de perturber et décourager le mouvement de retour de nos populations dans leurs ménages », peut-on lire dans le document.

La rébellion dénonce aussi « […], les multiples appels à la violence, au meurtre, à la haine ethnique et à la xénophobie par des responsables civils et politiques du pays », regrettant que « des listes ont été établies et lues sur les médias, les endroits où se cacheraient les rwandophones dans plusieurs grandes agglomérations du pays y compris la ville de Kinshasa ».

La direction du mouvement du 23 mars qui prévient que ce mouvement composé pour la plupart de Tutsis congolais ne restera pas toujours « observateur de cet état de chose », réaffirme « son engagement au règlement pacifique de la crise à travers des négociations directes avec le gouvernement de Kinshasa ». Les autorités pour rappel, ont récemment exclu le M23 de tout processus de dialogue y compris celui de Nairobi initié par les chefs d’Etat de la communauté des États de l’Afrique de l’Est, le qualifiant de « mouvement terroriste », ce que le major Willy Ngoma, porte-parole du M23 a qualifié de « non événement ».

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Photo : des habitants fuient la zone de combats à Rutshuru

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