Rutshuru- Nord-Kivu : 15 personnes tuées par le M23 et plusieurs autres réfugiées en Ouganda (Société civile locale)

Rutshuru- Nord-Kivu : 15 personnes tuées par le M23 et plusieurs autres réfugiées en Ouganda (Société civile locale)

Au moins quinze civils ont été tués par les rebelles du mouvement du 23 mars (M23) entre le 1 et le 2 juillet aux villages de Ruseke, et à Ntamugenga dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu (Est de la RDC), disent des représentants de la société civile locale. Selon la société civile locale, plus de 20 autres civils ont été pris en otage par les rebelles du M23. Le M23 dément ces informations et dit que « nous ne pouvons pas tuer des gens que nous sommes censés protéger ». (SOS Médias Burundi)

La société civile indique que les rebelles du M23 font usage abusif de bombes sur les civils.

Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) maintiennent leurs positions sur le pont de Rwanguba dans le groupement de Jomba.

Plusieurs villages des groupements de Jomba et Kisigari, conquis par les rebelles du M23 ont été repris par les FARDC et sont contrôlés à nouveau par l’armée congolaise, depuis mardi dernier. Il s’agit de Nkokwe, Ruvumu, Rugarama, Rutakara, Kabindi, Chengerero, Rutsiro, Bugusa et Ntamugenga, indiquent des représentants des associations de la société civile locale.

713 réfugiés congolais ont traversé la frontière vers l’Ouganda après de violents bombardements près de la frontière de Bunagana le week-end dernier, poursuivent-ils.

Ces violents affrontements entre les rebelles du M23 et les FARDC à Bikenke et Mbuzi à environ 17 kilomètres de la frontière de Bunagana ont été à la base d’un nouveau déplacement de la population vers l’Ouganda, disent-ils.

Selon Haji Shafiq Sekandi Sengooba, commissaire résident du district de Kisoro (Ouganda) cité par un confère qui s’est rendu sur le lieu, de violents bombardements ont eu lieu lundi et 713 réfugiés se sont enfuis en Ouganda au centre de transit de Nyakabande via le poste- frontière de Bunagana.

Sekandi a déclaré à notre confère que parmi les réfugiés accueillis au centre du camp de transit de Nyakabande, 364 sont de nouveaux arrivants tandis que 349 avaient quitté le camp pour retourner en République démocratique du Congo récemment , après la réouverture de la frontière par les rebelles qui occupent la cité frontalière de Bunagana depuis le 13 juin dernier.

Il ajoute que le nombre cumulé de demandeurs d’asile enregistrés depuis le 28 mars 2022 est de 36 420 personnes issues de 18 643 ménages , 435 individus regroupés dans 222 ménages ayant déjà été relocalisés au camp de réfugiés de Nakivale.

Joint au téléphone par notre rédaction, le porte-parole du M23 a nié ces allégations. Le major Willy Ngoma avance que » nous ne pouvons pas tuer les gens que nous sommes censés protéger-ce sont nos pères, nos mères, nos oncles, nos cousins […]. Nos combattants sont originaires de la région. Comment pouvons-nous verser notre propre sans ! ».

Et de charger « Ces civils ont plutôt été tués par les FARDC et leurs alliés génocidaires FDLR. Nous, nous sommes là pour protéger la population prise en otage par une armée irresponsable ».

Ce jeudi, de nouveaux affrontements ont opposé les rebelles du M23 aux FARDC, ont rapporté à SOS Médias Burundi des sources locales dans le Nord-Kivu. Le bilan des heurts n’est pas encore communiqué.

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Photo d´archives : des déplacés fuyant les combats à Rutshuru

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