Bujumbura : le délestage pertube plusieurs activités

Bujumbura : le délestage pertube plusieurs activités

Une coupure répétitive de l’électricité à Bujumbura, s’observe dans des quartiers de la capitale économique. Elle génère des pertes auprès de la population menant des activités génératrices de revenus grâce à l’électricité. La Regideso (société qui alimente le pays en eau et électricité) tranquillise. Elle indique que de nouveaux barrages ont produit de l’électricité en quantité suffisante. Le délestage est fait pour assurer la maintenance. (SOS Médias Burundi)

La coupure d’électricité est intense surtout dans des quartiers périphériques de Bujumbura la nuit sous forme de délestage. Mais le centre de la plus grande ville du Burundi n’est pas aussi épargné. Les nouveaux et anciens quartiers en font les frais de la même manière.

« On est habitué que chaque nuit à 23 heures, il doit y avoir une coupure de courant. Cela entraîne notre faillite. Nous possédons une poissonnerie. Les poissons doivent rester au frais 24h sur 24h. Malheureusement, nous enregistrons des pertes énormes avoisinant cinq milions de francs burundais depuis le début du délestage », a indiqué Asmani, propriétaire d’une poissonnerie à Kanyosha au sud de Bujumbura.

Même scénario à Kamenge , où des femmes qui vendent du lait encaissent une énorme perte et lancent une alerte.

« Nous allons abandonner ce commerce car nous ne pouvons pas tenir avec la délestage. Le lait que nous vendons vient de l’intérieur du pays. Les fournisseurs qui nous le ramènent arrivent la nuit. Nous devons garder le lait au froid pour qu’il ne soit pas périmé. Faute de bonne conservation suite au délestage la nuit, nous travaillons à perte », fait savoir Julienne, présidente d’une coopérative des femmes qui vendent le lait à Kamenge (nord de Bujumbura).

Cette coupure d’électricité n’épargne pas aussi le centre-ville paralysant plusieurs activités surtout pendant les heures de service.

« A toute heure, il peut y avoir une coupure de courant. Ceux qui n’ont pas des groupes électrogènes doivent attendre plusieurs heures avant de reprendre les activités. C’est un manque à gagner énorme. Il y a des imprimeries, des salons de coiffure et d’autres activités nécessitant le courant qui tournent au ralenti. Le problème persiste », se désole Clément, un imprimeur.

La Regideso évoque de réglages techniques.

« Nous avons reçu une nouvelle énergie provenant de nouveaux barrages électriques. Cela nécessite une maintenance pour que ça entre dans le système de distribution de l’électricité. Nous y travaillons et dans quelques jours le problème va être réglé », affirme le directeur général de l’entreprise etatique en charge de la distribution de l’eau et de l’électricité, l’unique dans la petite nation de l’Afrique de l’est.

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Photo : une bougie dans une maison sans électricité dans le centre de la ville commerciale Bujumbura

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