Irumu : inhumation à Komanda des victimes de la double attaque des ADF en chefferie des Walese Vonkutu

Irumu : inhumation à Komanda des victimes de la double attaque des ADF en chefferie des Walese Vonkutu

Les corps des personnes tuées lors de la double attaque attribuée aux combattants ADF (Forces Démocratiques Alliées) ont été enterrés ce dimanche sous une forte émotion dans la cité de Komanda, à environ 75 kilomètres au sud de Bunia, au chef-lieu de la province de l’Ituri, à l’est de la République Démocratique du Congo. Elles avaient été tuées par les rebelles ougandais dans les villages de Kandoyi et Bandiboli en chefferie des Walese Vonkutu, sur le territoire d’Irumu vendredi et samedi dernier. (SOS Médias Burundi)

L’ administrateur du territoire d’Irumu, le colonel Siro Nsimba a accompagné les volontaires de la Croix-Rouge sur les lieux du drame. Ils ont ramené les corps à Komanda.

L’ enterrement a eu lieu dans la soirée dans une tombe commune en présence de milliers de personnes.

Quinze corps ont été enterrés à Komanda et trois autres à Kandoyi suite à leur état de décomposition avancé.

Deux autres corps ont été ramenés à Marabo, dans la chefferie des Mobala. Il s’agit d’un motard et sa cliente.

Le bilan de cette attaque a été revu à la hausse après la découverte des autres corps majoritairement des personnes prises en otage lors des attaques.

La CRDH (Convention pour le respect des droits humains ) attribue la responsabilité de la persistance de l’insécurité dans cette zone au gouvernement congolais « qui ne veut pas s’imposer pour nous ramener la paix durable ».

« L’État congolais ne doit pas chaque fois se culpabiliser en disant qu’il fait face à un groupe terroriste,  » s’est ainsi exprimé Christophe Munyanderu, coordonnateur de la CRDH/Irumu.

Pendant ce temps, un mouvement massif des habitants des villages de Bamande, Takumanza et Bapiya est toujours signalé vers Mungamba et Komanda- centre.

Jusqu’à ce dimanche , la circulation sur l’axe Komanda-Mambasa était encore coupée, plusieurs véhicules étaient obligés de rebrousser chemin.

Depuis la restauration de l’État de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri en mai 2021, les groupes armés locaux et étrangers ont multiplié des exactions contre les civils et les agents de sécurité.

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Photo d´archives : le rond-point Pic Nic au chef-lieu de l’Ituri à Bunia

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