Bujumbura : Parcem trouve scandaleux les propos du ministre des Finances

Bujumbura : Parcem trouve scandaleux les propos du ministre des Finances

La sortie médiatique du ministre burundais des Finances de ce mardi a suscité plusieurs commentaires. Domitien Ndihokubwayo a fait savoir que l’économie burundaise se porte à merveille. L’organisation Parole et Action pour le réveil des consciences et le changement des mentalités (Parcem) trouve scandaleux les propos de Domitien Ndihokubwayo. L’ONG locale estime que les propos du ministre burundais est d’un cynisme sans nom. C’est une insulte pour la majorité des Burundais qui croupissent dans la misère dans le pays le plus pauvre au monde selon les rapports des institutions de Breton Woods, lesquelles établissent que chaque Burundais vit en dessous de 300 dollars américains par an. (SOS Médias Burundi)

Parcem donne aussi les chiffres de l’Institut de Statistiques et d’Études Économiques du Burundi (ISTEEBU). Selon cet institut, 40 % des ménages ne mangent pas à leur faim.

« Les propos du ministre burundais des Finances sont incompréhensibles et ne reflètent pas la réalité », a fait savoir Faustin Ndikumana, responsable national de Parcem.

Selon lui, la pauvreté est une réalité au Burundi.

« Il ne faut pas nier les problèmes économiques auxquels fait face le Burundi. On est le pays le plus pauvre au monde. On manque de tout: du sucre, du carburant,… La croissance de 3% dont se vantent les dirigeants burundais est loin d’être un indice de prospérité car pour qu’un pays soit stable économiquement, il doit avoir au moins 10% de croissance économique. Le reste est une démagogie visant à fuir les responsabilités de trouver des solutions aux problèmes des Burundais » a t-il conclu.

Ce mardi, le ministre burundais en charge des Finances a affirmé que « tous les indicateurs montrent que l’économie burundaise se porte bien contrairement aux rapports des experts et institutions internationales ».

Domitien Ndihokubwayo qui a sous-estimé le récent rapport du Fonds monétaire international FMI qui classe le Burundi pays le plus pauvre du monde a plutôt préféré vanter « une croissance économique de 3% », observée par le même Fonds, malgré la crise mondiale du Covid-19.

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Photo : Faustin Ndikumana responsable national de Parcem

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