Dzaleka (Malawi) : cinq réfugiés burundais interpellés pour consommation de drogue
La police a arrête cinq jeunes burundais dans le camp des réfugiés de Dzaleka au Malawi. Ils sont depuis cinq jours dans les mains de la police. Selon une source policière, ils sont poursuivis pour consommation et commercialisation de drogue. Leurs familles exigent une libération inconditionnelle. (SOS Médias Burundi)
Ils ont été d’abord détenus au cachot de la police du camp de Dzaleka avant d’être transférés dans le cachot du district de Dowa où est installé le camp de Dzaleka.
Les parents des cinq jeunes gens burundais sont allés demander qu’ils soient relâchés mais la police a refusé.
« Il s’agit d’une opération faite pour décourager la consommation de drogues en milieux sensibles comme les camps de réfugiés. Pas question de les libérer pour le moment », a indiqué une source policière sous couvert d’anonymat.
Selon la même source, un champ de chanvre a été découvert non loin du camp.
Selon des réfugiés, la police a juré qu’elle doit rechercher des propriétaires de ce champ.
C’est dans ce cadre que plusieurs fouilles ont été opérées depuis la semaine dernière dans le camp mais les administratifs affirment que rien de suspect n’a été retrouvé.
Les responsables du camp demandent aux jeunes de s’adonner plutôt aux activités génératrices de revenus au lieu de perdre du temps dans la consommation de drogues.
Le camp de Dzaleka abrite plus de 50 mille réfugiés dont plus de 11 mille Burundais.
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Photo : une pancarte indiquant le camp des réfugiés de Dzaleka
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