Kakuma (Kenya) : les cas de malaria inquiètent

Kakuma (Kenya) : les cas de malaria inquiètent

Le paludisme prend une allure inquiétante dans le camp des réfugiés de Kakuma au Kenya. Selon le HCR, les femmes et les enfants sont les plus touchés dans ce camp qui héberge plus de 200 mille réfugiés dont plus de 20 mille Burundais. Les réfugiés demandent à l’administration du camp et au HCR de distribuer des moustiquaires imprégnées d’insecticide et de procéder à la désinfection des lieux pour lutter contre la maladie. (SOS Médias Burundi)

Les centres de santé du camp et l’hôpital principal situé dans la zone 4 sont débordés par le nombre de patients.

« Plusieurs parmi les patients dorment à même le sol dans les corridors et un seul lit peut contenir trois ou quatre enfants. Ces cas de paludisme nous inquiètent », témoigne un volontaire du HCR.

Faute de ne pas être bien servis au camp, certains réfugiés affirment qu’ils préfèrent aller se faire soigner à l’extérieur du camp ou s’acheter des médicaments dans des pharmacies , sans aucune ordonnance médicale.

« Mais là, le problème est que nous devons payer à 100% car notre assurance ne nous permet pas d’être pris en charge en dehors du camp », disent des réfugiés installés dans cette partie nord-ouest du Kenya.

Autre défi, c’est le cas des enfants qui ne sont pas encore enregistrés sur les fiches de réfugiés de leurs parents.

« Ici, ils ne sont pas soignés. Nous demandons qu’il y ait dérogation spéciale pour ces cas car ils sont nés au camp, sinon certains continueront de pratiquer l’automédication », estiment des réfugiés.

Les réfugiés demandent à l’administration du camp et au HCR de procéder à la distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticide. Ils plaident également pour la désinfection des lieux pour lutter contre la malaria.

Le camp de Kakuma compte plus de 200 mille réfugiés dont plus de 20 mille Burundais.

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Photo : vue partielle du camp des réfugiés de Kakuma

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